01 février 2009
confessions d'une femme dangereuse
Rapport au comm d'Eve sur le billet précédent, je réalise que je manque à tous mes devoirs ; en effet, blogpotàouam, je me dois de porter à ta connaissance une information capitale, de première importance, même, puisque ça va sûrement changer le cours de ta vie comme ça a changé le cours de la mienne (comment ça, tu t'en fous de ma life et tu rêves pas de moi la nuit ?... ben écoute, tu fais ce que tu veux, hein, si t'as envie de rêver de moi en pleine journée, c'est toi que ça regarde, après tout).
Alors fidèle à moi-même, je m'en vais te faire sur-le-champ une petite (bon d'accord, ptèt' pas si petite que ça, mais joue pas sur les mots, je suis plus forte que toi à ce jeu-là) digression dont j'ai le secret, puisque je sais que tu l'attends avec impatience à chacun de mes billets, même si je dois bien reconnaître que mes billets se font rares depuis quelques mois. Mais j'ai une excuse en béton ; c'est que je voudrais bien t'y voir, toi, à gérer à la fois un marmot, une vie de couple (oui, bon, la mienne est réduite à néant, mais c'est pas grave, c'est pour le principe), un foyer (donc popote, lessive, rangement et tout le bastringue), une reprise d'études, peut-être un job ET un blog tenu régulièrement en plus de tout ça. Personnellement, j'en connais qu'une qui est assez balèze pour mener tout ça de front, c'est La Peste, et cerise sur le gâteau, ses articles, c'est de l'or en barre. Mais ça sert strictement à rien que je te raconte tout ça, puisque son blog, tu le connais déjà par cœur de A à Z, n'est-ce paaaaaas ?...
Voilà, donc avant même d'embarquer, je t'ai déjà fait voir du pays, et je sais que c'est pour ça que tu m'aimes, quoi que t'en dises. Et je m'en donne à cœur joie, puisque moi, je kiffe sortir des sentiers battus quand je voyage (et aussi quand je voyage pas, mais là on s'éloigne du sujet et de la métaphore, alors m'interromps pas, s'te plaît, sinon on est pas près d'arriver). Donc, voilà l'itinéraire d'aujourd'hui : départ de Paris, arrivée à Dakar, avec escales à Bangkok et Sidney et correspondance à Montréal, pis si on a le temps on passera ptèt' par La Havane, aussi. Bref. Allons-y. Départ de Paris : tu sais déjà que j'ai déménagé, mais avec le Geek, donc la mort dans l'âme.
Première escale, Bangkok : d'après l'INSEE, paraîtrait qu'environ un mariage sur deux se termine par un divorce. Oui, ben en même temps, si y a pas de divorce, il se termine pas, le mariage, hein… Et dire qu'on paie ces mecs je-sais-pas-combien pour qu'ils nous balancent des demi-évidences à moitié pleines, pendant que moi, je me fais chier avec un statut bâtard mi-chômeuse, mi-étudiante et que du coup, ben j'ai droit à que dalle. Ouais, oh, c'est bon, je rigole, hein, fais pas cette tête, toi le lecteur égaré sur mon blog qui bosse à l'INSEE et qui gagne ton salaire à la sueur de ton front. Enfin je ris à moitié, j'avoue. Si si, je te jure, à moitié, ça veut dire avec une seule des deux mâchoires pendant que l'autre fait la tronche, ce qui fait qu'en somme, je ris complètement jaune.
Deuxième escale, Sidney : non, parce que figure-toi qu'en théorie, les statuts chômeur et étudiant, ben c'est pas compatible ; ça rentre pas dans les mêmes cases, pour nos glorieux statisticiens. Or moi, je suis les deux quand même. Ben ouais, je suis inscrite à l'ANPE et je touche des clopinettes d'assedic, à savoir en moyenne 280 euros par mois ; mais en même temps, je prépare le CAPES et pour ce faire, je suis inscrite à l'IUFM et à la fac, logique. Et comme je suis chômeuse indemnisée des clous jusqu'en mars et pas un mois de plus, je peux pas prétendre aux bourses étudiantes. Mais comme je suis étudiante, j'ai pas droit au RMI non plus… No comment… Enfin si, qu'on vienne pas me parler d'assistanat, après ça, sinon je tire dans le tas, z'êtes prévenus !
Petit détour, La Havane : si environ un mariage sur deux se termine par un divorce, le mien devait se terminer soit par un divorce, soit par un meurtre. Le truc, c'est que j'ai pas encore trouvé la recette du crime parfait, à savoir pas de corps, pas de preuve, pas de crime. Pourtant, un de mes webpotàouam, connu sur un forum trop génial sa race avec tout plein de gens cools (si si, je te jure, ça existe, je sais que ça paraît incroyable, comme ça, moi aussi j'en doutais fortement, mais j'ai bien été obligée de me rendre à l'évidence ; les gens chouettes existent encore, seulement ils se planquent, ben ouais, ils ont compris, eux, et appliquent ce vieil adage plein de bon sens : pour vivre heureux vivons cachés… surtout dans ce monde de merde… bref), ce webpotàouam, donc, qui est une sorte d'inventeur fou de trucs et bidules en tous genre, tellement geek que j'y comprends rien quand il me cause informatique, fana d'explosifs et connaisseur en matière d'empoisonnement à ses heures perdues, m'avait pourtant bien filé une recette infaillible, un jour. Seulement voilà, le procédé en question n'était pas réalisable par ma petite personne, parce que moi, j'ai pas de connaissances suffisamment étendues en chimie pour ça et qu'en plus, ce fameux procédé représentait un danger potentiel pour d'autres gens, à commencer par Babou, donc niet de chez niet.
Ben oui, t'as compris que moi, quitte à donner dans le meurtre de sang-froid, quitte à me convertir et à devenir une serial killeuse, je serais plutôt du genre à Dexter, à savoir propre, net, sans éclaboussures, et surtout sans toucher un cheveu d'un innocent. Et puis, pour tout te dire, y'a ptèt' une psychopathe qui sommeille en moi, mais j'ai quand même une conscience, et ptèt' même un cœur, et je sais ce que c'est que de grandir sans son père, donc jamais au grand jamais je ne voudrais ni ne pourrais imposer ça à ma fille. Son père tient peut-être une sacrée couche quand il s'y met, mais c'est son père, elle en a pas d'autre… Nanméoh ! Tu crois ptèt' que je t'ai pas entendu murmurer dans ta barbe, là ?! Dis pas de conneries, je sais même pas la gueule qu'il a, le facteur, 'spèce de naze !!!
Re-bref, ou ptèt' re-re-bref, je sais plus trop à combien j'en suis, là ; toujours est-il que comme je te le disais plus haut, j'ai emménagé dans ce nouvel appart' avec le Geek, la mort dans l'âme. Sauf qu'un certain soir du début du mois de décembre, y'a vraiment failli y avoir un mort dans mon foyer. Encore un de ces soirs où il m'avait fait sortir de mes gonds en me tenant son discours récurrent comme quoi je suis une insociable (je suis pas insociable, j'aime pas les cons, nuance, c'est quand même pas de ma faute si le monde déborde de cons en tous genres), feignasse (je suis pas fainéante, j'aime bien me la couler douce, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est fatigant d'être actif), incapable (je suis pas une incapable, je suis une rêveuse, nuance, c'est quand même pas de ma faute si travailler c'est trop dur), et tarée pour couronner le tout (je suis pas tarée, je suis borderline, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est trop moche, la réalité)…
Voilà, j'avoue, il s'en est fallu de peu que je lui rentre dedans, au Geek, face à sa mauvaise foi légendaire (comment ça, moi aussi je suis de mauvaise foi ?... ouais mais nan, moi c'est pas pareil d'abord !) ; mais compte tenu du fait que c'est quand même le père de ma fille et que la psychopathe qui sommeille en moi est raide dingue de sa mouflette, de ce phénomène qu'il aurait fallu inventer si elle existait pas, de cette tête de mule pire que sa mère (ça promet…), donc, disais-je, Mr Hyde parti pour rentrer dans le lard du Geek, Dr Jekyll a finalement repris le dessus sur mon alter ego sanguinaire, m'a fait dévier de ma route et me diriger tout droit vers notre chambre, pour aller vider son placard.
Mesdames et messieurs, nous atteignons notre destination et sommes sur le point d'atterrir à l'aéroport de Dakar, température au sol 32 degrés ; veuillez donc boucler vos ceintures, éteindre vos portables et vos cigarettes… et puis nan, fais comme tu veux, après tout, moi j'en allume une au moment où je te parle, bref, nous y voilà, donc : le Geek, ben je l'ai foutu dehors ! Tu me diras, c'était pas la première fois que je tentais le coup, mais je sais pas pourquoi, cette fois, il s'est exécuté. Il a dû voir que je plaisantais pas, mais alors vraiment pas. Et tu veux savoir la meilleure ? Comment ça, non ?... Bon, t'arrête maintenant, hein, tu vas pas me faire le coup à chaque fois que je demande si tu veux savoir quelque chose ; je t'ai déjà dit cinquante fois qu'en fait, tu veux savoir, mais que tu sais pas encore que tu veux savoir, c'est tout… Donc la meilleure, dans l'histoire, ben c'est que depuis ce moment-là, on arrive enfin à se parler sans finir par s'engueuler comme des chiffonniers.
Donc ayéééé !!! Je suis une femme libre !!! Bon, du coup, je suis une femme libre, mais pauvre, et d'ailleurs cette année, les courses de Noël pour moi, ça a vraiment pas été Walt Disney Night Fever Time, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas eu de courses de Noël ; ben ouais, quand on est pauvre, on a pas les moyens de courir les magasins pour faire des tas de cadeaux dans tous les sens ; quand on est pauvre, on fait un ou deux cadeaux à sa gosse, un petit truc histoire de marquer le coup à ses parents, et ça s'arrête là, et encore on s'endette pour ça. Mais je m'en fous, je suis une femme libre !!!
Une femme libre, sans place en crèche et même sans mode de garde du tout pour sa gamine puisque M'man a repris le boulot (à part deux demi-journées par semaine qu'elle passe à la halte-jeu), qui prépare le CAPES et donc qui peut plus suivre ses cours, tellement pauvre qu'elle se demande tous les jours de quoi demain sera fait et comment elle va pouvoir assurer pour elle et sa môme un toit sur la tête et à manger dans les assiettes (quelle poète !), ce qui, comme le disait Eve, fait de moi, je crois qu'on peut le dire, une grosse malade mentale, et même pire, carrément bonne à interner, la Sunny Jekyll… Ben il paraît que l'espoir fait vivre, hein… Me suis toujours demandée si c'était pas plutôt le fric, mais bon, je vais pas commencer à régler leur compte aux vieux proverbes, adages et vérités toutes faites en tous genres, parce que je crois que ce billet est déjà bien assez long comme ça, et parce que ce n'est pas l'objet de mon propos du jour, mais j'y reviendrai, un de ces quatre.
Oui, parce qu'à la base, le but de ce blog, c'était pas de raconter ma life on line, et aussi parce qu'à défaut de pouvoir me triturer la cervelle en cours avec des questions philosophico-socio-linguistico-métaphysico-littéraires, ou en d'autres termes, à défaut de pouvoir m'adonner à cette branlette cérébrale que malgré tout je kiffe (ben ouais, hein, y'a pas de mal à se faire du bien…), je me dis que ce serait pas plus mal que je réfléchisse un peu à certaines questions sociales, politiques, relationnelles ou existentielles, histoire de me dérouiller un peu les neurones et de redonner à ce blog son fil directeur initial : pourquoi et comment… D'une pierre deux coups. Mon prochain billet portera donc sur les implications socio-économiques du réchauffement climatique dans le développement psychomoteur des bébés castors en Laponie… Et oui, j'ai décidé de faire des choses constructives, dans la vie, maintenant ; et même que si j'ai pas mon concours, j'envisage sérieusement de m'enrôler dans je sais pas quel groupe révolutionnaire dans je sais pas non plus quel pays totalitaire, pour être fidèle à mes idéaux et servir une noble cause. Ou alors, je pense aussi à me prostituer sur second life… Dans le genre pute de luxe, quoi, gros clients, grands hôtels, robes de créateurs, bijoux plus chers que ta bagnole…
Là, je dois dire qu'entre crapahuter en rangers et treillis dans je ne sais quelle forêt ou montagne tropicale avec un bazooka sous le bras et siroter de la Veuve Clicquot les orteils en éventail dans une paire de chaussures qui vaut le montant de ton PEL, mon cœur balance… Mouais bon… En fait je crois que je porte mieux les rangers que les talons aiguilles hors de prix, et je crois aussi que j'aurai plus de compétences et de savoir-faire comme révolutionnaire que comme poule de luxe ; ben ouais, moi je bois pas des demi-verres de pinard, je mange tout ce que je peux avec les doigts, et d'ailleurs je sais pas à quoi servent les trois autres paires de couverts, surtout quand dans ton assiette, t'as deux mini-carottes et quatre petits pois pour dessiner la tête à Toto… Et même là, je trouve que ce serait plus facile de dessiner le Geek avec la tête au carré.
29 novembre 2008
il serait peut-être temps...
- que je ponde quelques billets dans ce blog honteusement délaissé par ma petite personne archi-overbookée (hum... oui bon... presque...)
- que je me mette à bosser vraiment pour préparer ce foutu CAPES, parce que mine de crayon, quand même, ça fait deux mois que les cours ont repris
- que je trouve un mode de garde fixe pour Babou parce que depuis deux mois que les cours ont repris, je suis régulièrement obligée de rester chez moi, quand M'man est malade par exemple, puisque c'est elle qui la garde pour l'instant ; surtout que M'man, elle va reprendre le boulot bientôt
- que je finisse d'installer mon appart' monté en kit, parce que ma petite cervelle maniaque manque d'imploser à chaque fois que se présente à moi l'image d'un Noël au milieu des cartons
- que je divorce parce que quand ça rime plus à rien, ben ça rime plus à rien, quoi...
- que j'ouvre le courrier qui s'accumule depuis heu... ben depuis... ouais, au moins ça
- que je fasse du ménage dans mes liens parce que certains ne sont plus à jour (ah... t'avais remarqué, toi aussi...), et parce que dans ce blog, y'aurait bien besoin d'un petit ravalement de façade, d'un petit coup de peinture, de pousser les meubles, de redisposer les pièces, etc... ouaip, ça ferait pas de mal
- que je remplace la corde pétée de ma guitare et que je m'y mette, puisque les économies pour mon synthé ont été englouties dans les dettes, le déménagement, les transports, la bouffe quand je suis à la fac, les clopes, les rares sorties que j'arrive à me faire les jours de miracles bénis des dieux de la picole, tout ça tout ça, quoi
- que j'envisage sérieusement un jour de passer mon permis
- que je me rachète un chargeur pour mon portable parce que j'ai certains coups de fil à passer et que bien sûr, c'est pas que je ne sois pas un génie, mais des fois, je me fais des shampooings à la camomille, du coup mes neurones tournent un peu carré, et me font faire des trucs totalement stupides, comme d'enregistrer tous mes numéros dans le téléphone et pas sur la puce... oui, parce que j'ai bien un téléphone de remplacement, mais sur ma puce, j'ai que trois ou quatre numéros qui se battent en duel ; et comme mon
chargeur est HS et que j'ai jamais la bonne idée de mettre mes numéros
dans un vrai calepin, ben voilà, t'as saisi le problème...
- que j'arrête le shampooing à la camomille, conséquence directe du problème susmentionné
- que je rattrape un peu mon retard de lecture dans les blogs de mes blogpotàouams, parce que mea-culpa-j'ai-vraiment-trop-honte-je-dirai-mon-pater-noster-mais-je-connais-que-celui-de-Prévert
- qu'Idealman se décide à me faire signe parce que c'est pas que je m'impatiente, mais je commence à trouver le temps long, et puis ma patience a des limites ; pis faut pas déconner non plus, c'est quand même pas moi qui vais aller le chercher, faut pas pousser mamie, hein
- que je m'inscrive à la danse, parce que là aussi, ça fait deux mois que les cours ont repris et que maintenant que j'ai enfin reperdu tous les kilos de ma grossesse, j'aimerais bien aussi reperdre ceux que j'avais pris avant... (et oui, voilà, je te l'avais jamais dit mais maintenant je m'en fous, je peux le crier sur les toits qu'il me reste plus que cinq kilos à reperdre pour rerentrer dans mes vieilles fringues taille 38 que-j'ai-pas-encore-virées-puisque-je-garde-tout-et-n'importe-quoi, nananèèèèèreeeeeuuuu... ouais bon, cinq ou six ou sept ou huit, on va pas chipoter, hein !)
- que je me remette
un peu à écrire et que j'envoie des trucs à des concours de nouvelles,
et que je rencontre des super zikos qui kifferaient grave mes textes et
qui les mettraient en musique, et que ça déchirerait tellement sa race
que les plus grandes stars internationales se les arracheraient ; ben
ouais, parce que c'est pas tout ça, mais faudrait que je me dépêche un
peu de devenir riche et célèbre, vu que je rajeunis pas (pffffff, c'est
dingue, ça, tout fout le camp ma pauv' Lucette, v'là qu'on vieillit,
maintenant, non mais où va le monde, franchement)... pis comme ça, je pourrais m'inscrire à la danse, divorcer, passer mon permis, me racheter un chargeur, déménager, m'acheter un piano, faire garder Babou, acheter des cadeaux de Noël, finir de rembourser tous les prêts rubis sur l'ongle, prendre des cours de chant et de musique et devenir moi-même une star internationale auteuse-compositeuse-interprète, payer quelqu'un pour ouvrir mon courrier et faire mon ménage et installer mes meubles ; et tout ça, ça me ferait passer le temps en attendant qu'Idealman se bouge le cul...
Aïe !!! Merde... je suis tombée de ma branche...
Découvrez John Coltrane!
06 mai 2008
I will survive
Comme je disais précédemment, j'ai bouffé du lion ; ça va vachement mieux. Bon, je m'emmerde toujours avec mon crétin de Geek, j'en ai toujours ma claque de jouer la parfaite (pas tant que ça) môman au foyer, j'ai toujours pas de taf, j'ai toujours pas acheté mon synthé, et t'façon, c'est pas demain la veille, mais tant pis. Finalement, j'ai de la ressource, c'est juste que des fois, je l'oublie. Mais là, ras-le-bol de la déprime ! Cette connasse, je lui ai fait un sort, je lui ai réglé son compte, parce que j'ai pas que ça à faire non plus de déprimer. Et en plus, j'ai fait mon ménage et je m'occupe de ma paperasse, et puis Babou vient de fêter son premier anniversaire, donc ça m'a redonné un coup de jeune au moral.
Crise de foi ? Touchée par la grâce divine ? Ben manquerait plus que ça !!! Tu m'as bien regardée, ouais ?! Nan nan nan, rien de tout ça, t'façon depuis le temps, tu le sais bien, blogpotàouam, que les bondieuseries et moi, ça fait au moins 40. Ben ouais, moi je suis fâchée avec Dieu ; lui et moi, on a des comptes à régler, et j'ai décidé que j'y croirai pas tant qu'il aura pas mis cartes sur table ! Plaît-il ? Je blasphème ? C'est quoi ce truc-là ? Non mais sans déc', je m'en tape puisque j'y crois pas. Sans foi ni loi, faut pas oublier, à part la mienne, de loi. Bref.
Je t'avais dit, y'a un moment déjà, qu'il y aurait peut-être une suite à cette histoire-là, et que la maire adjointe avait des vacations à me proposer pour le rush des élections. Bon, ben j'ai appelé, et je suis encore tombée sur sa grognasse de secrétaire qui a fait barrage, et après, plus de nouvelles. Et puis, peut-être un mois plus tard, v'là-t-y pas que la mère propre (la môman du Geek, pour les retardataires) appelle à la maison ; moi, je lui réponds jamais, c'est son fiston qui s'y colle, hein. Normal, après tout, puisque la mère propre, c'est pas ma cop's. Ben figure-toi qu'elle lui sort comme ça qu'elle a eu MA en ligne et qu'il faut que je rappelle... encore !!! Non mais elles en ont pas marre, de se foutre de ma gueule, ces deux-là ?! Elles ont vraiment cru que j'avais fait une overdose d'eau oxygénée, ou bien ? Donc moi, je vais te le dire comme je le pense : fuck la mère propre et MA et leur job merdique à deux centimes de franc et leurs prises de chou à la mords-moi-le-noeud !!! Rien à péter de ses vacations de merde, t'façon les élections sont passées ; moi, je m'inscris à l'IUFM, et la mairie de Sunnybledplage, je veux même plus en entendre parler !
Sinon, grande nouvelle : je déménage ! Bon, là, si j'en reste là, tu vas te dire "ah ben ayé, enfin elle claque la porte, elle se tire, elle quitte le Geek, victoire, libération et noyeux joel !!!" Ben même pas. En fait le truc, c'est qu'on vit en HLM, dans un 2 pièces (ben ouais, blogpotàouam, je sais que toi, tu le sais déjà, mais comme t'as pu remarquer, y'a des pitits nouveaux depuis quelques temps parmi mon nombre incroyable de lecteurs... sérieux, des fois, lecteur, tu frises la quarantaine de gens du web, mais comme tu le sais, moi je préfère les petits comités de gens que je kiffe vraiment plutôt qu'une foule d'admirateurs en transe inconnus de me, de myself, et de I ; élémentaire, mon cher Watson) ; et pendant ma grossesse, on a donc fait une prière au dieu HLM pour qu'il nous accorde un 3 pièces ; pis ben, voilà, notre voeu a été exaucé récemment. Donc on déménage, en fait. Ironie du sort, me voilà en train de préparer un déménagement pour quelque part où on va tous les 3, alors que j'aimerais foutre le camp de mon côté avec ma gosse. Oui, je sais, c'est triste. Mais bon, on va pas en chier une pendule, hein, parce que comme je t'ai dit, là maintenant tout de suite, marre de la déprime.
Donc on déménage, en plus dans un quartier que j'aime pas (le quartier de ma grand-mère, où j'ai déjà fait quelques séjours de quelques mois, une fois quand j'avais 20 piges et que je me suis tirée de chez ma mère, et une fois y'a bientôt 4 ans, quand j'ai quitté le Geek, enfin bref, ptèt' que je te raconterai ça, un jour) ; donc ce quartier, je l'aime pas. Pourtant, c'est un truc tout neuf, mais vivre dans ce quartier, ça me gonfle grave, parce que tu vois, c'est pas le bronx, non plus, mais c'est le quartier téci, quoi ; le coin de la ville qui est cerné par 3 points cardinaux de barres interminables. Le coin où pour avoir l'impression d'être enfin sortie de ta cité, ben tu marches une petite demi-heure, quoi.
Et la "résidence" (ben ouais, quand c'est tout-beau-tout-neuf-lavé-avec-mir-laine, on appelle ça résidence, c'est pour pas faire flipper les nouveaux proprios ; oui, parce que dans cette résidence, y'a un seul et unique immeuble HLM, donc en location ; tout le reste, c'est de la propriété privée) dans laquelle nous allons habiter, elle a été construite à la place du ghetto, en gros. Le truc où tu pouvais pas attendre quelqu'un sur le parking sans te faire agresser, au moins verbalement, si t'étais pas de la téci. Le coin où, y'a encore quelques années, des fois la nuit, t'entendais fuser des coups de feu... Ben ce truc, ils l'ont rasé, et à la place ils ont fait cette espèce de résidence soi-disant standing pour nouveaux Sunnybledplagiens bourges... au beau milieu des quartiers les plus populos de mon bled, mais bref. C'est pas le fait que le quartier soit populo, qui me dérange (ce serait renier mes origines sociales, et puis ce serait l'hôpital qui se fout de la charité) ; mais c'est que dans ce quartier populo, y'a des gens cools, mais y'a aussi des vrais petits cons, des vraies petites frappes, et des vraies racailles qui décrètent pour un oui ou pour un non que tu les a regardés de traviol.
Enfin, je m'en tape, de toute façon, j'y resterai sûrement pas plus de 2 ans. Ben oui, parce que j'espère bien que dans 2 ans, j'aurai eu mon concours, divorcé et re-déménagé, mais sans le Geek, cette fois. Et en attendant, ben je commence à songer le plus sérieusement du monde à m'inscrire au yoga, à défaut de devenir croyante (faut pas déconner non plus, hein), histoire d'avoir ma paix intérieure et de pas me passer la rate au court-bouillon pendant le temps qui me reste encore à supporter mon coloc-géniteur. Mais moi je te le dis, la force est avec moi, même si c'est celle du côté obscur, je m'en sortirai. Et ouais, Sunny is not dead !!!
07 avril 2008
peine capitale
Episode dépressif aigu. En ce moment, j'arrive pas à aligner trois phrases correctes. Je déprime. Grave. Pfffffffff... putain de page blanche... Je jette des mots, j'efface, je recommence, j'arrête, je garde pour plus tard... Semaine insomniaque, marche au radar, envie de me planquer toute la journée sous la couette, rideaux fermés, mais Babou est là, alors, j'accroche un sourire à ma face, mais je m'occupe d'elle comme un zombie. M'envoie des pétards plein la tronche dès qu'elle est couchée et traîne sur des forums de discussion pour me vider la tête et pas penser à ma vie qui fout le camp à toute allure et que je pige plus rien... fais pas le ménage, rappelle pas les gens, remets toujours au lendemain... marre d'être tout le temps dépassée par les événements, de me noyer sous les couches, les biberons, les dents, le bain, les horaires, le linge qui envahit la cuisine, la vaisselle qui s'accumule dans l'évier, pfffffffffffffffffffffffffffffffffff....................
Remise en question globale. Mon Myspace, à la base, c'était pour publier mes textes ; mais plus j'écoute la musique que j'aime et plus je me dis que finalement, mes textes, ça vaut vraiment pas grand-chose. Et tu me croiras ou pas, blogpotàouam, mais même si je suis là, à me la jouer genre "je m'en cogne de ce que les autres pensent de moi", ben telle que tu me vois là, je suis tout simplement pétrifiée, mais morte de trouille de chez morte de trouille. Là, je me sens à peu près comme si on m'avait plantée sur une scène avec des milliers d'yeux braqués sur moi, et qu'on m'avait demandé de les chanter, mes textes. Encore mieux, avec une gratte dans les mains alors que je sais pas en jouer... Je te jure que je suis dans mes petits souliers. J'y vais même pas à reculons, j'ai qu'une envie, c'est de prendre mes jambes à mon cou.
Pis, ce blog, là, je sais plus... comme je peux pas écrire, y'a des jours où je me demande si je ferais pas mieux de le suicider, tiens. Et voilà que mes vieux démons me rattrapent. Le sempiternel "je finis jamais ce que je commence". Des fois, je vais te pondre des pages et des pages tous les jours, et des fois, je vais mettre des semaines à aligner 2 paragraphes. En plus, ça me plaît pas que ça s'intitule "Sunny" ; et je veux pas non plus inverser, parce que je veux pas non plus que ça s'appelle "Life and the city", y'a assez de "machinchose and the city" qui fleurissent sur le net. Mais là aussi, les idées restent désespérément absentes. Je crois que ce blog est définitivement condamné. Reste à savoir si je vais quand même décider de le grâcier. Bref... Ras-le-bol.
Et c'est dramatique, parce que même quand j'ai le cafard et que je vois tout en noir, y'en a toujours qui en parlent beaucoup mieux que moi. Sauf que voilà, c'était à prévoir, la chanson que je voulais prendre sur deezer pour la bande son, ben ça marche pas. Putain, j'ai vraiment pas de bol ! Du coup, je suis obligée de te coller une vidéo et je sais pas pourquoi, mais ça aussi, ça me fait grave chier. Pourtant, quand je me suis réveillée ce matin, il faisait beau et il avait neigé. Bah... allez, demain ça sera ptèt vraiment vachement mieux (décidément, Higelin...)
(message perso à La Peste : bon, tu dois te demander si c'est pour aujourd'hui ou pour demain ; je t'ai pas oubliée, et je crois même pouvoir affirmer que cette fois, c'est vraiment pour demain, mais bon, tu vois, euh... il me faut le temps de me réveiller, quoi...)
21 janvier 2008
vaudeville virtuel et autres libertinages en ligne
Il est vrai que je me fais rare en ce moment, sur la blogosphère, et comme je vois que tout le monde s'en fout, ben j'me casse... Nan, je déconne, oh la la, fais pas cette tête ! En fait, en ce moment, j'ai pas grand-chose à te raconter, mais ça va peut-être venir. A suivre : les nouvelles aventures de Sunny dans le bureau de MA (paraît qu'elle a des vacations à me proposer pour le rush des élections... Des vacations ! Ben, dis-donc, ça déchire sa race, ton piston, M'dame ! Encore un job précaire et temporaire sous-payé et à des années-lumière de mes compétences et aspirations... Mais c'est pas grave, Sunny, souris et dis merci à la dame... Grrrrrrrr !!! Je sens que je vais en bouffer quelques-uns, à la mairie, z'ont pas intérêt d'approcher trop près !)
Donc, après avoir réalisé l'extrême chiantitude des précédents billets, je me suis dit qu'il vallait mieux ne rien raconter plutôt que des trucs insignifiants et même pas marrants. Je préfère me draper dans le silence plutôt que de retracer mes soirées de fin d'année, la gastro que le Geek a refilée à Babou, qui l'a refilée à ma mère et à devine qui d'autre... A moi, bien sûr, moi qui n'avais jamais eu de gastro de ma vie. Tu comprendras donc (et même si tu comprends pas, c'est pareil, t'façon) que j'ai pas vraiment envie de faire ici le bilan de mes impressions face à cette expérience inédite. En plus, comme je vais pas m'enchaîner à mon clavier, je prends la liberté d'écrire moins, mais d'écrire mieux... enfin, bon, on fera ce qu'on pneut, hein, faut pas me demander la lune, non plus, parce que je serais plutôt du genre à décrocher le soleil, moi, pas la lune... Bref bref...
Voili voilà, quoi d'autre d'absolument inintéressant en ce moment dans ma vie ?... Toujours pas acheté mon synthé, fait mes débuts au poker, cherche toujours du taf, un concert de Bill Deraime en juin, et pas encore pris mes bonnes résolutions pour 2008. D'ailleurs, est-ce bien nécessaire ?... Ben oui, à chaque fois, j'en prends plein, et puis j'en tiens aucune, alors cette fois, si j'en prends aucune, j'en tiendrai forcément au moins une... Cherche pas, c'est sûrement vrai que je fume trop. Ca me fait penser que je devrais ptèt' prendre la résolution de fumer moins. Enfin, bon, on verra ça plus tard, les résolutions, c'est pas encore à l'ordre du jour.
Par contre, il y a une chose que je dois t'avouer, blogpotàouam. Assied-toi, faut que je te parle, tu vas passer tes journées dans le noir... Ce que j'ai à t'avouer n'est pas facile, mais c'est beaucoup trop pesant de garder ça pour moi. Voilà, blogpotàouam, je t'ai fait des infidélités... avec MySpace. Oui, c'est vrai, c'est pôôô bien, c'est vraiment très mal, atroce, ignoble, inqualifiable ! Oui, je sais, c'est vrai. Mais c'est pas tout. Avec Facebook, aussi. Ben oui, mais aussi, tu comprends, avec eux c'est beaucoup plus simple, parce que j'ai pas besoin de raconter ma vie, ni d'être spirituelle, pertinente et marrante. Alors que toi, blogpotàouam, tu me demandes du temps, du travail, de la concentration, de la réflexion, de l'inspiration, etc...
Et oui, c'est vrai, je suis une grosse flemmarde. Alors, tu vois, c'était couru d'avance, c'était plus fort que moi, j'ai pas pu résister à l'appel de la facilité. Mais je te demande de me pardonner et d'essayer de voir ça comme une grande communion virtuelle hippie. Ou comme ce que tu voudras, en fait, là n'est pas le problème. Et d'abord, il est où le problème ?! C'est vrai quoi, moi je te demande pas combien t'as de contacts sur Copains d'avant ou combien de temps tu passes sur Meetic !* Nanméoh ! C'est pas parce qu'on a un profil MySpace que forcément, on va plus bloguer ! Seulement, comme j'ai décidé de reprendre une vie normale et de ne pas poster juste histoire de poster, ben la cadence va ralentir un peu, voilà, c'est tout. Mais rassure-toi, ça m'empêchera pas de te lire, hein, faut pas déconner non plus !
* je mets les liens par souci d'exactitude, hein, va pas t'imaginer que je vais sur Meetic ! Je suis mariée, qu'est-ce que j'irais foutre là-bas ! C'est vrai qu'avec mon mec, c'est ptèt' pas exactement ce que j'appellerais "nager dans le bonheur", mais bon, j'ai des principes, quand même. Ouais, M'sieur ! Des tas de principes, même ! Ben ouais, je suis comme ça, et ce que t'en penses, à vrai dire, je m'en cogne. Ouais, j'ai plein de principes, et nan, je suis pas vieux-jeu, ni rigide, ni sectaire. Voilà !
09 janvier 2008
2008, année de l'ermite
Pour commencer ce billet, blogpotàouam, je vais te dire ce qu'il est d'usage de dire en ce mois initial du calendrier civil : BONNE ANNEE !!! Voilà, que tes projets voient le jour, que le temps te soit clément, que l'argent ne manque pas ; que tes collègues/ton patron/ta belle-mère* se casse(nt) les deux jambes/embrasse(nt) définitivement la carrière ecclésiastique/soi(en)t enlevés par des extraterrestres/disparaisse(nt) de ta vie d'une façon ou d'une autre ; que ta banquière soit subitement victime d'un atroce accident qui la laisse amnésique et qu'elle confonde ton CCP avec celui de ton Rockefeller local ; et que celui ou celle qui hante tes rêves et règne sur ton coeur comprenne enfin que tu es son double indispensable, que tu es le soleil de ses jours et la lune de ses nuits, les pétales de sa fleur, les pages de son livre, la biscotte de son grille-pain, la télécommande de sa télé... euh, non, finalement, attendez un peu pour les histoires de télécommande et de programme télé, ça viendra toujours assez tôt. Bref.
Ces formalités d'usage étant bouclées, maintenant on peut parler d'autre chose. Parlons donc des fêtes. Chez moi, Noël, ça se passe avec mes parents. Un petit réveillon intimiste à 4 (enfin, 5, maintenant, avec Babou) où on s'éclate dix fois plus que dans la Geekfamily à 10 ou 12 adultes et 8 ou 10 enfants (enfin, 9 ou 11, maintenant)... et encore, ça c'est quand y'a pas les 6 ou 7 cousins ; ben oui, t'as pas oublié que la Geekfamily, ils sont chiants à mourir ; enfin, pas tous, y'en a quand même 2 ou 3 de sympas, dans le lot, mais à mon grand regret, il y a dans ma belle-famille une écrasante majorité de, il faut bien le dire, on ne va pas appeler un chat autrement qu'un chat, donc appelons les choses par leur nom, et t'façon si ça t'plaît pas, t'as qu'à pas lire, depuis le temps, maintenant, tu devrais commencer à le savoir, que je suis pas politically correct, et je dis que la plupart des membres de ma belle-famille, ben c'est des cons. Voilà. Chacun dans son genre, mais c'en est des vrais 100% pur jus. D'jo, tu te marrerais bien, de ton balcon. Re-bref.
Et ouais, c'est comme ça (la la la la la) ; on ne passe pas le réveillon avec la Geekfamily, et le Geek est tout-à-fait d'accord avec ce choix, va pas t'imaginer que c'est moi qui l'empêche d'y aller, en plus, hein, fais gaffe, je t'ai à l'oeil ! Bon... Des fois, le Geek, il y va le 25, déjeuner avec sa famille ; parfois, ils font aussi un goûter dans la semaine qui suit. J'y suis même allée avec lui, 2 ou 3 fois. Mais j'ai aussi le droit d'avoir mes petites traditions persos, et pour moi, le 25 décembre, c'est journée cocoon, c'est-à-dire sous la couette à lire des BD ou à mater des films en mangeant les restes de la veille. C'est une tradition incontournable dans ma famille. Donc, je vais très rarement aux réunions de Noël de la Geekfamily (encore moins aux baptêmes, et d'ailleurs, j'évite absolument tout meeting officiel de la Geekfamily, c'est une règle d'or, un principe fondateur) ! En plus, cette année, avec Babou, c'était mieux de pas sortir, puisqu'elle s'était couchée tard la veille et qu'elle était crevée... Quoi, quoi, comment ça, c'est une excuse merdique ?! Ben, je m'en tape, j'ai le droit d'inventer les excuses merdiques qui me chantent, surtout quand c'est à moitié vrai, c'est les meilleures (ben oui, tout le monde sait que les meilleurs mensonges sont ceux qui collent le plus à la vérité). Et puis d'abord, moi j'aime pas ça, les Noëls avec 150 gosses qui courent partout en s'égosillant, et avec plein de gens que t'aimes pas et à qui tu dois quand même faire la conversation.
Ben oui, parce que tu vas pas me faire croire, blogpotàouam, que lors de tes grandes réunions familiales, y'a pas au moins une grand-tante Machine que tu peux pas encadrer parce qu'elle passe sa vie à se mêler des affaires des autres et à dispenser de grandes leçons à tout le monde, alors que c'est une petite parvenue mesquine et intellectuellement bornée qui ferait mieux de s'occuper de son cul parce qu'elle aurait déjà beaucoup à faire ; tu me feras pas avaler que t'as pas au moins un cousin Bidule qui te gave à faire son intello de service et à contredire ou reprendre toutes tes opinions et qui rallie les autres à la sienne alors que son pseudo-savoir, c'est que du flan et des idées reçues ; tu me feras pas gober que t'as pas au moins un oncle Trucmuch qui est grave relou à te vanner sur ton poids, sur ton nez ou sur ton statut de chômeur ou de célibataire (voire sur tout ça à la fois) ; le genre de mec suant, rubicond, à moitié alcoolo, qui fait des plaisanteries graveleuses, sexistes, sectaires et/ou limite racistes en te crachant un gros rire bien gras à la face et en arborant un petit air très suffisant. Tous ces portraits sont bien sûrs des caricatures (quoique...), mais re-re-bref, ce que je voulais dire, c'est... bon, et puis merde... t'as compris ce que je voulais dire (en tout cas, j'espère, parce que moi, je m'en souviens plus).
Pour en revenir à mon sujet de base, qui était mon réveillon de Noël, j'aime nos petits réveillons intimistes parce que d'abord, ça fait plus à boire... oh, c'est bon, je rigole ! Fais pas cette tête ! En fait, j'aime bien parce que j'aime bien, voilà, c'est tout. Donc, c'était un super petit réveillon, même si je me suis écroulée à 2 h du matin (de fatigue, et même pas d'avoir trop bu, ça te la coupe, hein) ! Ben, oui, parce que d'habitude, nous, on fait la teuf jusqu'à l'aube. Mais si, je t'assure qu'on peut faire la fiesta à 4... si tu me crois pas, c'est juste parce que tu nous connais pas. Re-donc, ça s'est fini plus tôt que d'habitude, mais c'était très sympa. En plus, c'était le premier Noël de ma précieuse et douce. Si t'avais vu sa bouille quand on a fait le sapin et devant son tout premier cadeau, blogpotàouam, je te jure que tu verserais ta petite larme. J'en suis encore toute émotionnée... snif... Et re-re-donc, notre petit rituel du réveillon, c'est qu'on ouvre chacun un cadeau à l'apéro, et puis un à l'entrée, et ainsi de suite jusqu'au café. Mais non, on est pas des tarés, pourquoi tu dis ça? C'est pas très gentil, ça, hein, blogpotàouam ; là, tu me brises le coeur... Ben t'façon, m'en fous, ça changera rien, je ferai toujours plein de cadeaux à Noël, parce que je kiffe. Et puis, qu'est-ce que tu veux, nous, on préfère faire 5 ou 6 petits cadeaux plutôt qu'un seul gros gros gros cadeau.
Enfin, quand je dis "petits", c'est relatif, parce que le budget Noël s'élève à plus de $$00 euros, une fois de plus. Bon, ok, c'est vrai, je suis démasquée, j'avoue, on est des fêlés, à Noëls, on aime faire plein de (pas spécialement petits) cadeaux... Mais là-dedans, il faut quand même inclure le Geek et moi, Babou, mes parents et mes beaux-parents, mes deux beaux-frères et leurs femmes, ma belle-soeur et son mari, les neveux et nièces (8 ou 10), mon oncle et ma tante, ma grand-mère (des fois...), mes cousins (5 ou 6) et les siens (6 ou 7). Oui, je sais, on a des histoires familiales un peu compliquées... ben, comme tout le monde, non ?... Moi, c'est pour ça qu'il y a plein de gens que je préfère éviter, parce que j'aime pas les cons. C'est vrai, quoi ; des cons, y'en a à tous les coins de rue, c'est pas pour en plus me les taper à des moments qui sont censés être agréables. Ces moments-là, je préfère les passer à 4 avec des gens que j'aime vraiment, plutôt qu'à 20 avec les trois quarts qui me gonflent... CQFD. Et je dirais même plus : élémentaire, mon cher Watson.
* rayer la mention inutile.
23 décembre 2007
oh happy day...
Bon, c'est Noël. Depuis quelques semaines, j'ai repris une vie à peu près normale, c'est-à-dire me coucher avant 4h du matin, allumer le PC moins de 2h par jour (sauf quand je joue à Sims ou à Zuma, faut pas déconner non plus...), manger du vrai manger fait avec des vrais trucs au lieu de rien avaler de la journée et de me gaver un fast-food Machinchose ou une pizza Trucmuch le soir, faire mes cadeaux de Noël, donc sortir dans la rue, prendre le métro et entrer dans les magasins, croiser plein de gens mal polis et mal lunés (ben, oui, c'est walt disney night fever time, faut pas oublier, l'homme de cro-magnon est de retour), dépenser des sous que j'ai, me dire comme tous les ans que cette année, je fais soft, et comme tous les ans craquer mon slip et acheter deux fois plus de cadeaux que prévu, et du coup, dépenser des sous que j'ai plus. Ma banquière, elle a pas de bol, avec moi, parce que je suis plutôt du genre carrée avec mes comptes, mais deux ou trois fois par an, j'explose le score. Et là où elle a vraiment pas de chance, la pauvre, c'est que t'façon, si elle est pas contente, ben je l'emmerde ! Voilà.
J'ai fini de récurer mon appart du sol au plafond, ou presque ; maintenant, chaque chose est de nouveau à sa place et il y a de nouveau une place pour chaque chose, la poussière est là où elle doit être, c'est-à-dire dans le sac de mon merveilleux aspirateur qui n'a pas chômé ces derniers jours (non, Eve, j'ai pas installé le sex-toy dessus...), et il est possible de cuisiner sans avoir à escalader un Himalaya de vaisselle sale, de linge à laver et de trucs à ranger. Enfin, je me sens revivre ! Ouais, je suis maniaque, et alors, ça te défrise ?!!! Ben, comme ça, tu seras fashion, et sans avoir besoin d'acheter tous ces cosmétiques à la con anti-frizz-mes-couilles, là, puisqu'il paraît que maintenant, les cheveux bouclés, et même tous ceux qui ne sont pas raides et lisses en fait, n'ont plus droit de cité. Bref...
J'ai aussi décidé de retourner dormir dans mon lit, d'abord, parce que comme on est dans un deux pièces, ma gosse dormait dans la chambre avec son père et sa mère, donc oim, dans le salon, et c'était vraiment pas terrible pour elle (d'ailleurs, il va falloir qu'on pense sérieusement à lui laisser la chambre, après les fêtes) ; et aussi parce que des heures devant le PC + bébé à nourrir, à porter et à baigner + les nuits dans le canapé (pas convertible) = purée de colonne vertébrale et compote de cervicales. Et en fait, je dois avouer que je dors vachement mieux dans le lit, quand même.
Je fais une trève avec le Geek. C'est peut-être con, mais malgré tout le mal que je peux penser des bons sentiments de Noël, ben j'ai quand même pas envie de passer les fêtes à me prendre le chou avec mon mec. Après, ça veut pas dire que je crois possible de vieillir ensemble, mais de toute façon, on est encore mariés pour un petit moment, donc autant faire en sorte que ce ne soit pas un enfer. En plus, on a passé 13 ans ensemble, on a fait une gamine ensemble, donc c'est que quand même, quelque part, on a dû s'aimer à un moment donné. Alors, pour éviter de m'engueuler avec lui à tout bout de champs, ben j'essaie de retrouver ces petits trucs qui nous font rire, qu'on aime bien, qui nous rapprochent un tant soit peu. Et puis, c'est le premier Noël de Babou, j'ai envie qu'on passe un bon moment, et surtout qu'elle passe un bon moment. Donc, je fais quelques efforts, même si c'est pas facile tous les jours, et ça va un peu mieux. On a même recommencé la balade en forêt du dimanche matin, et c'est trooop bien.
Samedi dernier, je suis allée à l'anniversaire d'une ancienne très bonne copine que je voyais plus trop depuis deux ou trois ans (je te raconterai toute l'histoire un autre jour), et j'appréhendais vachement, parce que je pensais qu'il y aurait plein de gens que j'ai pas envie de voir, et donc, je pensais pas rester trop tard, et comme on emmenait Babou, on avait une excuse toute trouvée si on voulait se tirer. Et ben, en fait, y' avait aucun des gens que j'ai pas envie de voir, et même y'avait plein de gens que j'aime bien, notamment toute la bande de potes dont je te parlerai aussi un autre jour, et Babou a dormi comme un loir dans une chambre à l'étage, et du coup, on est rentrés chez nous à 6h du mat', et c'était bien sympa, et ça m'a fait vachement de bien, cette petite soirée.
Et pour finir, une dernière bonne nouvelle. Tu te souviens (ou ptèt' pas mais je vais te le rappeler) que je devais envoyer un certificat de naissance à la CAF, et comme je l'avais pas fait, ils me réclamaient le remboursement de mon allocation naissance, donc 800 euros et des brouettes. Et, dans un certain billet, je t'ai dit que je l'avais posté. Et ben, tiens-toi bien, je touche une alloc d'environ 170 euros par mois, à laquelle je savais même pas que j'avais droit, et du coup, fin novembre, ils m'ont versé d'un seul coup d'un seul toute la thune que j'avais pas touchée depuis la naissance de Babou, ce qui faisait très exactement 1020,83 euros !!! Trop bien, parce que du coup, ben tu sais quoi ?!!! Hein, dis, tu sais pas ?!!! Tu veux savoir ?!!! Oui, t'en meurs d'envie ?!!! Alors, rrrrrrroulements de tambourrrrrrrrrs... Je vais enfin pouvoir acheter mon synthé !!!
Y aurait-il vraiment, en ces temps où les arbres clignotent, où les chants d'église envahissent les rues, où les maisons s'habillent d'ampoules multicolores pour faire concurrence aux lampadaires, et où les ronds-points nous souhaitent de joyeuses fêtes, quelque chose d'autre que la barbarie ambiante du moi d'abord, un petit quelque chose de plus humain que le commerce sauvage et le consumérisme frénétique intrinsèques au mois de décembre ?... Qui sait, peut-être que toutes ces petites choses-là, c'est ça qu'on appelle l'esprit de Noël...
En tout cas, je voulais te souhaiter un bon Noël, blogpotàouam, et j'espère sincèrement que tu vas passer un moment sympa, quelle que soit ta façon de fêter Noël. J'ai une pensée pour toi, même si t'aimes pas ça, même si t'es stressé(e) par tes exams, même si t'as pas tes mômes, même si ta famille te sort par les yeux, même si t'as pas de thune, même si t'as perdu l'amour de ta vie, même si t'as plus de boulot, même si t'as pas le moral. Ben, oui, c'est parce que moi, mine de rien, avec ma grande gueule, je m'attache quand même...
24 novembre 2007
jardin public
Bon, ça y est blogpotàouam, c'est le moment où tout bascule. C'est officiel, c'est l'hiver. Il fait froid. Mais aujourd'hui, il fait beau. Moi, je suis définitivement une summer addict, mais y'a un truc que je kiffe vraiment, en hiver, c'est quand il fait beau. J'adore faire des balades en forêt quand il fait beau et qu'il fait froid... oui, bon, j'aime aussi quand il fait chaud, mais là, on parle de l'hiver (faut suivre, nom d'un petit bonhomme, parce que je vais pas m'interrompre à chaque phrase, j'aime autant te prévenir tout de suite...) ; donc je kiffe les jours d'hiver ensoleillés. Et même encore mieux : les jours d'hiver enneigés et ensoleillés (sauf en ville, parce qu'en ville, la neige, ça tient mal, et ça devient tout de suite une espèce de gadoue immonde où cohabitent joyeusement neige, terre, flotte, merdes de chiens, et j'en passe) ; bon, mettons qu'on parle dans l'absolu. Et de toute façon, c'est pas grave, tout va bien tant que je me comprends...
Les balades en forêt, c'est une vraie drogue, pour moi. D'ailleurs, depuis quelques temps, ça me manque... Ben, ouais, parce que figure-toi que depuis que j'ai lâché les commandes de la maison, plus rien ne se fait. Et oui, vu que le Geek ne fait rien (ou presque), forcément, ça risque pas de se faire tout seul... Ca fait donc un bon mois que le ménage n'est plus jamais fait, que l'évier est toujours plein, que le linge et le courrier réussissent à s'accumuler en s'éparpillant un peu partout, qu'on mange n'importe quoi à n'importe quelle heure, et que bien sûr, on ne fait plus la balade au bois du dimanche matin, rituel qui était devenu incontournable depuis l'automne 2006 ; enfin, avant aussi, j'ai eu des périodes où j'allais en forêt, mais pas aussi régulièrement ; là, ça faisait un an qu'on y allait tous les dimanches sans exception (avec un mois de pause quand même après mon accouchement)... et franchement, je kiffe, ça fait un bien fou. Et ben, même ça, on le fait plus. Enfin, pour être plus précise, disons que les rares fois où on l'a faite depuis un mois ou deux, ça m'a tellement fait chier d'être avec le Geek en tête-à-tête, que j'arrivais même pas à en profiter. Bref, passons.
J'adore les balades en forêt, parce que ça me rappelle mon enfance. Ca a ptèt' l'air très cucu-la-praline, ce que je te dis là, mais attends de savoir la suite, parce que les paroles changent un peu. Quand j'étais gamine, ma mère m'a traînée partout avec elle ; ben, oui, elle avait pas de thunes, elle avait pas de famille assez proche et assez digne de confiance pour me confier, et puis elle me traînait partout avec elle parce que c'était comme ça, voilà, et ça me convenait très bien. Ma mère bougeait pas mal, dans sa jeunesse, que ce soit chez les potes, en concert, ou en week-end dès que l'occasion se présentait. On partait en week-end dans des coins super reculés (style les montagnes en Ariège), squatter chez les copains, dans une vieille coccinelle avec la langue des Stones peinte en gros sur le capot (remplacée ensuite par une 4L sans banquette arrière où on trimballait toute la bande de potes).
Ils étaient tous un peu rebelles, un peu anars, un peu hippies, un peu rock'n'roll ; c'était fin 70 - début 80, donc y'avait ceux qui vivaient dans leurs fermes sans eau ni électricité en Ariège, y'avait ceux qui avaient la coupe afro, y'avaient ceux qui avaient les cheveux longs, ceux qui avaient le blouson de cuir et les tiags, et puis y'avait ceux qui mélangeaient plein de styles ; y'avait des caricatures, et des inclassables. Et tout ce beau monde, évidemment, s'enfilait des drogues à qui mieux-mieux (c'était l'époque, en même temps...) chacun suivant ses goûts. J'ai vu tourner des joints dans les tipis en Ariège, j'ai vu je-ne-sais combien de bières vidées au bistrot devant des parties de 4-21 interminables, j'ai vu sniffer des lignes sur les tables basses des salons ou sur les tables hautes des cuisines, et j'ai vu chauffer des cuillères et remplir des seringues derrière des portes entrebâillées.
Ah, non, hein ! Tu me fais pas ce coup-là, s'te plaît... Non, non, non, c'est niet, c'est catégorique ! Tu peux remballer tes kleenex et tes violons, c'était carrément pas le but de la manoeuvre... Tu te dis que ça m'a traumatisée ? Pas plus que d'autres ; chacun ses névroses, et à chacun de les surmonter comme il peut. Pour la psychanalyse du dimanche, déjà, on est samedi, et je suis la seule à pouvoir décréter qui peut la faire sur mon blog et quand ! Et je décrète que je suis la seule habilitée à opérer dans cette région d'une sensibilité hors-normes et d'une indicible complexité ! Alors, pour commencer, bien sûr que ça m'a pas fait plaisir de réaliser tout ça, j'ai pas bondi de joie en criant "youpi ! M'man et Loulou prennent de la dope avec leurs potes !"...
Mais faut pas dramatiser, j'ai eu une super enfance, malgré les aléas de la vie ; j'étais une enfant de l'amour, j'étais douée à l'école, j'étais la prunelle des yeux de M'man (et de Loulou), j'ai toujours eu à manger dans mon assiette et (presque) toujours un toit sur la tête, je suis souvent partie en colo, donc en vacances, j'ai eu la chance de faire du piano, de la danse, du chant, plein d'activités, j'ai vécu des moments vraiment magiques, et quand j'ai compris ce qui se tramait entre les grands, j'ai juste réalisé que la vie n'était pas un conte de fées. C'est sûrement pour ça que j'ai toujours recherché l'évasion dans l'imaginaire, d'ailleurs...
Et puis, j'ai compris aussi que les drogues (dures, en tout cas), c'était pas pour moi. Ouais, c'est vrai, je fume des pétards, et je suis une fumeuse régulière, même. J'aime bien picoler à l'occasion, et pourquoi pas une petite infusion de champis... Mais déjà, tout ce qui est chimique, ça me tente pas. Et pour ce qui est des drogues dures, en particulier l'héro, j'ai vu de trop près les ravages que ça peut causer, donc très peu pour moi. La coke, je dis pas, ptèt' bien qu'un jour si j'ai l'occaz'... Enfin, pour l'instant, je me contente de mes kékés (oui, je sais que ça veut aussi dire autre chose, mais pour moi, kéké = pétard), et ça me va très bien comme ça.
Bref, fin du quart d'heure psycho. Pour revenir à mon sujet de base, qui était : les promenades en forêt de mon enfance, sache que j'ai kiffé ces moments-là, où on se faisait des cabanes d'indiens dans les bois, ou des batailles de boules de neige, où on... enfin, où je grimpais aux arbres, où je courais partout pour essayer d'échapper à Loulou qui me pourchassait, où je lui sautais sur le dos quand j'en avais marre de courir, où on avait tous les trois des Santiags aux pieds, qu'on chantait Renaud ou Téléphone sur la route du retour, qu'en rentrant, on se faisait des crêpes à la confiotte, ou du gâteau au yaourt, et du chocolat chaud à la cannelle, et qu'après, souvent, on lisait des BD...
Voilà, c'est tout ça que ça me rappelle, les belles journées d'hiver, et va pas croire que ça me rend nostalgique, ça me rend joyeuse, au contraire. Et oui, tu as raison de le faire remarquer, c'était juste pour te raconter ça, que je t'ai fait tout ce speech (en même temps, tu commences à être habitué, maintenant...) ; c'était juste pour faire l'apologie des jours d'hiver ensoleillés que j'ai ouvert au public certains petits bouts de mon jardin secret, avec visite guidée à l'oeil, s'il te plaît, je me permets de le souligner !!!
Maintenant, ce que j'aime me faire, les dimanche après-midi d'hiver, c'est plus du chocolat à la cannelle, c'est du thé à la bergamote. Pour celui qui serait toujours pas allé se documenter depuis le temps que j'en parle, c'est pas sérieux, tout ça, mais je vais t'expliquer quand même parce que je suis super sympa, comme nana ; le thé à la bergamote, c'est le thé Earl Grey. Personnellement, celui que je bois, c'est le Twinings... Nan, personne me paie pour faire de la pub, je suis pas comme ça, moi, je suis pas à vendre... Fuck the system ! Ouais, m'sieur ! Farpaitement ! Je vis selon ma conscience, et figure-toi que je leur fais de la pub gratos... Si, si... Trève de plaisanterie, c'est pas pour faire de la pub, c'est parce que c'est réellement celui-là que je préfère. Et donc, comme je te l'ai déjà dit, j'aime le boire avec du miel et du lait, et manger des Bastogne que je trempe dedans.
Mais bon, ça c'est encore une autre histoire, et là, j'en ai marre d'écrire, donc on verra ça à la prochaine journée portes ouvertes de mon jardin secret. En attendant, essaie le thé Earl Grey (Twinings, c'est vachement important, parce qu'il a carrément pas le même goût suivant les marques) avec du miel, du lait, et des Bastogne, fais-moi confiance ; tu vas découvrir l'orgasme culinaire...
23 novembre 2007
aspi, es-tu là ?
Je kiffe grave mon aspirateur. Sérieux, je l'adore ; il a une tête triangulaire qui tourne super bien, qui va super bien dans tous les coins et tout, il aspire super bien, le sac tient super longtemps, il a un super manche téléscopique qui est super pratique pour le ranger et super reposant pour le dos, puisque t'es pas obligé de te plier en deux (sauf pour aller sous les meubles, et je te concède que c'est assez souvent - à moins de posséder qu'un matelas, une table et deux chaises - mais bon, si on vivait dans un monde parfait, ça se saurait depuis longtemps, ma pauvre Lucette !) ; en tout cas, mon aspi à moi, il est mortel, je l'adore, je le kiffe, je l'idolâtre, je voue un véritable culte à mon aspirateur. Oui, bon, ben, on a le droit d'avoir plusieurs dieux, hein, y'a pas que le monothéisme dans la vie ! Y'a aussi l'athéisme, l'épicurisme, l'altruisme, le mysticisme, le polythéisme, l'animisme, le paganisme, le nihilisme, le magnétisme, le fétichisme, le fatalisme, l'existentialisme, le traditionnalisme, le manichéisme, le moralisme, le libéralisme, le matérialisme, l'arrivisme, l'égocentrisme... Ouais, j'aime bien les mots en -isme. Bref, je vénère le dieu Mon Aspi. Alors pourquoi je le passe pas un peu plus souvent, bordel !!!
17 novembre 2007
j'aimerais bien savoir...
- qui c'est qui me recherche sur AOL, et qui arrive à me trouver, parce que moi, sur google, je me trouve pas (ah, ben, si, ça y est, ça marche... miraculeuse techeunologieu)
- pourquoi y'a tellement de pervers sur le net, qui tombent sur mon blog en tapant "fille de 14 ans", "string", "femmes matures"...
- comment va Belettou
- où se trouve la bibli de Kyuuketsu
- quand passe l'émission avec Eve dedans
- qui est la dame A qui a accompagné Mortecouille dans le désert (ah non, ça, ayé, j'ai pigé, merci pour le résumé, je commençais à douter sérieusement de mes capacités intellectuelles)
- comment est-ce que La Peste m'a connue
- qu'est-ce que Zofia nous prépare de bon, pour le petit déj' au lit chez D'jo samedi (et ouais ! tous dans le même lit ! Ca t'en bouche un coin, hein !)
- pourquoi le ç majuscule, ça marche pas dans l'éditeur de messages de canalblog
- où est passée ma copine Nath la québecoise qui passe sa vie à parcourir le monde
- pourquoi depuis ma grossesse, je tiens plus l'alcool, alors qu'avant, j'étais réputée pour ma descente
- quand est-ce que j'aurai enfin du shit et que je pourrai m'en griller un (grrr ! vas-y, fais tourner, bordel !)
- pourquoi en ce moment, je rappelle personne (mea culpa, faudrait quand même que je me décide)
- comment faire pour perdre les 10 kgs qui me restent de ma grossesse en restant le cul sur ma chaise à lire des blogs
- pourquoi quand je veux mettre un son pris sur deezer.com, ça marche pas
- qu'est-ce qui m'a pris de dire "oui" à la mairie alors que j'étais même pas encore bourrée
- pourquoi on nous fait tout un fromage de cette histoire d'Arche de Zoé, alors que d'habitude, les gamins en Afrique, personne n'en a rien à foutre
- quand est-ce qu'on fait la révolution (hasta la victoria siempre ! mais peace and love quand même)
- pourquoi y'a jamais rien d'intéressant à la télé, en particulier le week-end (me dis pas "la Star Ac", JC Superstar, ayez pitié...)
- ce que je vais faire de ma vie et quand est-ce qu'on reconnaîtra enfin mon incontestable talent... si, si, ça va les chevilles, je peux encore enfiler mes chaussures (et partout dans la ruue, j'veux qu'on parle moâ, que les beaux mecs soient nuuus, qu'ils se jettent sur moâ, qu'ils m'admirent, qu'ils me tuuent, qu'ils s'arrachent ma vertuuu)... Ben, si, mon petit père, je suis vertueuse, pourquoi tu doutes ?
Et oui, je me pose des questions, encore et toujours... Ben, t'façon, j'ai rien d'autre à foutre, puisque j'ai enfin posté mes papelards pour la CAF, actualisé ma situation aux Assedic, personnalisé ma boîte mail, et répondu aux offres d'emploi que j'ai reçues (oui, ça s'accorde, patati, patata, blablabli, blablabla... t'as retiendu la leçon ?). Ben quoi ? Tu crois quand même pas que je vais faire mon ménage en pleine nuit, faut pas déconner non plus !
