Life in ze City

me myself and my sweet banlieue pourrie

01 février 2009

confessions d'une femme dangereuse

Rapport au comm d'Eve sur le billet précédent, je réalise que je manque à tous mes devoirs ; en effet, blogpotàouam, je me dois de porter à ta connaissance une information capitale, de première importance, même, puisque ça va sûrement changer le cours de ta vie comme ça a changé le cours de la mienne (comment ça, tu t'en fous de ma life et tu rêves pas de moi la nuit ?... ben écoute, tu fais ce que tu veux, hein, si t'as envie de rêver de moi en pleine journée, c'est toi que ça regarde, après tout).

Alors fidèle à moi-même, je m'en vais te faire sur-le-champ une petite (bon d'accord, ptèt' pas si petite que ça, mais joue pas sur les mots, je suis plus forte que toi à ce jeu-là) digression dont j'ai le secret, puisque je sais que tu l'attends avec impatience à chacun de mes billets, même si je dois bien reconnaître que mes billets se font rares depuis quelques mois. Mais j'ai une excuse en béton ; c'est que je voudrais bien t'y voir, toi, à gérer à la fois un marmot, une vie de couple (oui, bon, la mienne est réduite à néant, mais c'est pas grave, c'est pour le principe), un foyer (donc popote, lessive, rangement et tout le bastringue), une reprise d'études, peut-être un job ET un blog tenu régulièrement en plus de tout ça. Personnellement, j'en connais qu'une qui est assez balèze pour mener tout ça de front, c'est La Peste, et cerise sur le gâteau, ses articles, c'est de l'or en barre. Mais ça sert strictement à rien que je te raconte tout ça, puisque son blog, tu le connais déjà par cœur de A à Z, n'est-ce paaaaaas ?...

Voilà, donc avant même d'embarquer, je t'ai déjà fait voir du pays, et je sais que c'est pour ça que tu m'aimes, quoi que t'en dises. Et je m'en donne à cœur joie, puisque moi, je kiffe sortir des sentiers battus quand je voyage (et aussi quand je voyage pas, mais là on s'éloigne du sujet et de la métaphore, alors m'interromps pas, s'te plaît, sinon on est pas près d'arriver). Donc, voilà l'itinéraire d'aujourd'hui : départ de Paris, arrivée à Dakar, avec escales à Bangkok et Sidney et correspondance à Montréal, pis si on a le temps on passera ptèt' par La Havane, aussi. Bref. Allons-y. Départ de Paris : tu sais déjà que j'ai déménagé, mais avec le Geek, donc la mort dans l'âme.

Première escale, Bangkok : d'après l'INSEE, paraîtrait qu'environ un mariage sur deux se termine par un divorce. Oui, ben en même temps, si y a pas de divorce, il se termine pas, le mariage, hein… Et dire qu'on paie ces mecs je-sais-pas-combien pour qu'ils nous balancent des demi-évidences à moitié pleines, pendant que moi, je me fais chier avec un statut bâtard mi-chômeuse, mi-étudiante et que du coup, ben j'ai droit à que dalle. Ouais, oh, c'est bon, je rigole, hein, fais pas cette tête, toi le lecteur égaré sur mon blog qui bosse à l'INSEE et qui gagne ton salaire à la sueur de ton front. Enfin je ris à moitié, j'avoue. Si si, je te jure, à moitié, ça veut dire avec une seule des deux mâchoires pendant que l'autre fait la tronche, ce qui fait qu'en somme, je ris complètement jaune.

Deuxième escale, Sidney : non, parce que figure-toi qu'en théorie, les statuts chômeur et étudiant, ben c'est pas compatible ; ça rentre pas dans les mêmes cases, pour nos glorieux statisticiens. Or moi, je suis les deux quand même. Ben ouais, je suis inscrite à l'ANPE et je touche des clopinettes d'assedic, à savoir en moyenne 280 euros par mois ; mais en même temps, je prépare le CAPES et pour ce faire, je suis inscrite à l'IUFM et à la fac, logique. Et comme je suis chômeuse indemnisée des clous jusqu'en mars et pas un mois de plus, je peux pas prétendre aux bourses étudiantes. Mais comme je suis étudiante, j'ai pas droit au RMI non plus… No comment… Enfin si, qu'on vienne pas me parler d'assistanat, après ça, sinon je tire dans le tas, z'êtes prévenus !

Petit détour, La Havane : si environ un mariage sur deux se termine par un divorce, le mien devait se terminer soit par un divorce, soit par un meurtre. Le truc, c'est que j'ai pas encore trouvé la recette du crime parfait, à savoir pas de corps, pas de preuve, pas de crime. Pourtant, un de mes webpotàouam, connu sur un forum trop génial sa race avec tout plein de gens cools (si si, je te jure, ça existe, je sais que ça paraît incroyable, comme ça, moi aussi j'en doutais fortement, mais j'ai bien été obligée de me rendre à l'évidence ; les gens chouettes existent encore, seulement ils se planquent, ben ouais, ils ont compris, eux, et appliquent ce vieil adage plein de bon sens : pour vivre heureux vivons cachés… surtout dans ce monde de merde… bref), ce webpotàouam, donc, qui est une sorte d'inventeur fou de trucs et bidules en tous genre, tellement geek que j'y comprends rien quand il me cause informatique, fana d'explosifs et connaisseur en matière d'empoisonnement à ses heures perdues, m'avait pourtant bien filé une recette infaillible, un jour. Seulement voilà, le procédé en question n'était pas réalisable par ma petite personne, parce que moi, j'ai pas de connaissances suffisamment étendues en chimie pour ça et qu'en plus, ce fameux procédé représentait un danger potentiel pour d'autres gens, à commencer par Babou, donc niet de chez niet.

Ben oui, t'as compris que moi, quitte à donner dans le meurtre de sang-froid, quitte à me convertir et à devenir une serial killeuse, je serais plutôt du genre à Dexter, à savoir propre, net, sans éclaboussures, et surtout sans toucher un cheveu d'un innocent. Et puis, pour tout te dire, y'a ptèt' une psychopathe qui sommeille en moi, mais j'ai quand même une conscience, et ptèt' même un cœur, et je sais ce que c'est que de grandir sans son père, donc jamais au grand jamais je ne voudrais ni ne pourrais imposer ça à ma fille. Son père tient peut-être une sacrée couche quand il s'y met, mais c'est son père, elle en a pas d'autre… Nanméoh ! Tu crois ptèt' que je t'ai pas entendu murmurer dans ta barbe, là ?! Dis pas de conneries, je sais même pas la gueule qu'il a, le facteur, 'spèce de naze !!!

Re-bref, ou ptèt' re-re-bref, je sais plus trop à combien j'en suis, là ; toujours est-il que comme je te le disais plus haut, j'ai emménagé dans ce nouvel appart' avec le Geek, la mort dans l'âme. Sauf qu'un certain soir du début du mois de décembre, y'a vraiment failli y avoir un mort dans mon foyer. Encore un de ces soirs où il m'avait fait sortir de mes gonds en me tenant son discours récurrent comme quoi je suis une insociable (je suis pas insociable, j'aime pas les cons, nuance, c'est quand même pas de ma faute si le monde déborde de cons en tous genres), feignasse (je suis pas fainéante, j'aime bien me la couler douce, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est fatigant d'être actif), incapable (je suis pas une incapable, je suis une rêveuse, nuance, c'est quand même pas de ma faute si travailler c'est trop dur), et tarée pour couronner le tout (je suis pas tarée, je suis borderline, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est trop moche, la réalité)…

Voilà, j'avoue, il s'en est fallu de peu que je lui rentre dedans, au Geek, face à sa mauvaise foi légendaire (comment ça, moi aussi je suis de mauvaise foi ?... ouais mais nan, moi c'est pas pareil d'abord !) ; mais compte tenu du fait que c'est quand même le père de ma fille et que la psychopathe qui sommeille en moi est raide dingue de sa mouflette, de ce phénomène qu'il aurait fallu inventer si elle existait pas, de cette tête de mule pire que sa mère (ça promet…), donc, disais-je, Mr Hyde parti pour rentrer dans le lard du Geek, Dr Jekyll a finalement repris le dessus sur mon alter ego sanguinaire, m'a fait dévier de ma route et me diriger tout droit vers notre chambre, pour aller vider son placard.

Mesdames et messieurs, nous atteignons notre destination et sommes sur le point d'atterrir à l'aéroport de Dakar, température au sol 32 degrés ; veuillez donc boucler vos ceintures, éteindre vos portables et vos cigarettes… et puis nan, fais comme tu veux, après tout, moi j'en allume une au moment où je te parle, bref, nous y voilà, donc : le Geek, ben je l'ai foutu dehors ! Tu me diras, c'était pas la première fois que je tentais le coup, mais je sais pas pourquoi, cette fois, il s'est exécuté. Il a dû voir que je plaisantais pas, mais alors vraiment pas. Et tu veux savoir la meilleure ? Comment ça, non ?... Bon, t'arrête maintenant, hein, tu vas pas me faire le coup à chaque fois que je demande si tu veux savoir quelque chose ; je t'ai déjà dit cinquante fois qu'en fait, tu veux savoir, mais que tu sais pas encore que tu veux savoir, c'est tout… Donc la meilleure, dans l'histoire, ben c'est que depuis ce moment-là, on arrive enfin à se parler sans finir par s'engueuler comme des chiffonniers.

Donc ayéééé !!! Je suis une femme libre !!! Bon, du coup, je suis une femme libre, mais pauvre, et d'ailleurs cette année, les courses de Noël pour moi, ça a vraiment pas été Walt Disney Night Fever Time, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas eu de courses de Noël ; ben ouais, quand on est pauvre, on a pas les moyens de courir les magasins pour faire des tas de cadeaux dans tous les sens ; quand on est pauvre, on fait un ou deux cadeaux à sa gosse, un petit truc histoire de marquer le coup à ses parents, et ça s'arrête là, et encore on s'endette pour ça. Mais je m'en fous, je suis une femme libre !!!

Une femme libre, sans place en crèche et même sans mode de garde du tout pour sa gamine puisque M'man a repris le boulot (à part deux demi-journées par semaine qu'elle passe à la halte-jeu), qui prépare le CAPES et donc qui peut plus suivre ses cours, tellement pauvre qu'elle se demande tous les jours de quoi demain sera fait et comment elle va pouvoir assurer pour elle et sa môme un toit sur la tête et à manger dans les assiettes (quelle poète !), ce qui, comme le disait Eve, fait de moi, je crois qu'on peut le dire, une grosse malade mentale, et même pire, carrément bonne à interner, la Sunny Jekyll… Ben il paraît que l'espoir fait vivre, hein… Me suis toujours demandée si c'était pas plutôt le fric, mais bon, je vais pas commencer à régler leur compte aux vieux proverbes, adages et vérités toutes faites en tous genres, parce que je crois que ce billet est déjà bien assez long comme ça, et parce que ce n'est pas l'objet de mon propos du jour, mais j'y reviendrai, un de ces quatre.

Oui, parce qu'à la base, le but de ce blog, c'était pas de raconter ma life on line, et aussi parce qu'à défaut de pouvoir me triturer la cervelle en cours avec des questions philosophico-socio-linguistico-métaphysico-littéraires, ou en d'autres termes, à défaut de pouvoir m'adonner à cette branlette cérébrale que malgré tout je kiffe (ben ouais, hein, y'a pas de mal à se faire du bien…), je me dis que ce serait pas plus mal que je réfléchisse un peu à certaines questions sociales, politiques, relationnelles ou existentielles, histoire de me dérouiller un peu les neurones et de redonner à ce blog son fil directeur initial : pourquoi et comment… D'une pierre deux coups. Mon prochain billet portera donc sur les implications socio-économiques du réchauffement climatique dans le développement psychomoteur des bébés castors en Laponie… Et oui, j'ai décidé de faire des choses constructives, dans la vie, maintenant ; et même que si j'ai pas mon concours, j'envisage sérieusement de m'enrôler dans je sais pas quel groupe révolutionnaire dans je sais pas non plus quel pays totalitaire, pour être fidèle à mes idéaux et servir une noble cause. Ou alors, je pense aussi à me prostituer sur second life… Dans le genre pute de luxe, quoi, gros clients, grands hôtels, robes de créateurs,  bijoux plus chers que ta bagnole…

Là, je dois dire qu'entre crapahuter en rangers et treillis dans je ne sais quelle forêt ou montagne tropicale avec un bazooka sous le bras et siroter de la Veuve Clicquot les orteils en éventail dans une paire de chaussures qui vaut le montant de ton PEL, mon cœur balance… Mouais bon… En fait je crois que je porte mieux les rangers que les talons aiguilles hors de prix, et je crois aussi que j'aurai plus de compétences et de savoir-faire comme révolutionnaire que comme poule de luxe ; ben ouais, moi je bois pas des demi-verres de pinard, je mange tout ce que je peux avec les doigts, et d'ailleurs je sais pas à quoi servent les trois autres paires de couverts, surtout quand dans ton assiette, t'as deux mini-carottes et quatre petits pois pour dessiner la tête à Toto… Et même là, je trouve que ce serait plus facile de dessiner le Geek avec la tête au carré.

Posté par Sunny Clainville à 14:21 - my life on line - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Viva Sunny Bis répétita

Je le savais.....

Posté par cyrille, 02 février 2009 à 12:45

yeah de retour au taquet c'est bon...
Tu fous le suspens avec cette histoire de meurtre chimique parfait, il le vend combien ton pote j'ai une liste de malade

Posté par dawi, 03 février 2009 à 04:52

youhou, bon retour... dis donc il s'en ai passé des trucs dans ta life! et felicitations pr la new liberté! alors ca fait quoi?

Posté par Dalyna, 04 février 2009 à 09:27

freedooooooom

Ben la new liberté, c'est génial, à part pour mon compte en banque, mais lui je l'emmerde héhé !!! Sinon Dawi, faut voir, je sais pas si mon webpote le vendrait, son procédé, mais tu vas ptèt' lui donner une idée ;-)

Posté par Sunny, 21 février 2009 à 13:17

rien

comme dab

Posté par Le Coach, 23 mars 2009 à 13:31

Je t'ai trouvé héhé!!

Posté par shallymar, 12 avril 2009 à 20:18

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