28 mars 2008
étranger aux vérités premières
Dans cette nouvelle catégorie, j'ai envie de te parler des gens que j'aime bien, ou que je kiffe grave, ou que j'admire, ou que je respecte pour une raison ou pour une autre ; écrivains, musiciens, acteurs, comiques, bref, des gens que j'ai à la bonne, qui sont dans mes petits papiers, quoi... D'où le nom de cette catégorie... Ah, d'accord, t'avais compris, pardon... Alors pour inaugurer mon nouveau tiroir, ben je vais te parler d'un incontournable de ma collec', d'un habitué de mes fins de soirée imbibées, de quelqu'un que j'idolâtre, pour sa musique, mais aussi pour ce qu'il dit, pour ce qu'il pense, pour ce qu'il est : j'ai nommé le grand Jacques Higelin.
Pourquoi j'aime Higelin ?... Ben, parce que ce mec est un génie, pour commencer. T'en connais beaucoup, toi, des gens qui s'attaquent à n'importe quel genre musical et qui le font bien ? Il a des chansons vachement rock'n'roll, d'autres où ça groove grave, des rythmes chaloupés et ensoleillés, des ballades qui font presque pleurer... La musique qu'il fait, c'est exactement le genre de trucs que j'aurais aimé savoir faire. Je vais pas te mentir, j'admets tout de suite que je m'inspire beaucoup de lui dans mes textes (de "chansons", tu te rappelles de ça, quand même... bon, c'est vrai, tu les a encore jamais lus, mais le projet est à l'étude... ben oui, tu crois que je me suis fait un MySpace juste pour le fun de perdre encore plus de temps sur le net, ou quoi ?! Et qu'est-ce que j'attends, au juste ?... mais, euh, bon, là, on est pas là pour parler de moi, d'abord !)
J'aime Higelin parce qu'il est "étranger aux vérités premières énoncées par des qu'ont jamais touché le fond de la misère", parce que "dieu seul sait qui, le diable sait quoi, mais ils me le diront pas", parce que "paraît que le bon dieu s'est flingué quand il a appris que dans la misère, l'homme était un loup pour son frère, et que ce con-là avait pas l'air de le regretter", parce que "beau beau ou laid, le monde est tel qu'il est", parce que "si t'as pas la capacité d'affronter ma réalité, faudra que tu te casses de mon trottoir tôt ou tard", parce que "des fataliste, des pessimistes, des arrivistes qui vont nulle part", parce que "tu es la beauté que j'adore car elle m'a appris à aimer et à comprendre la laideur, qui est le miroir où je peux contempler ma vérité", parce que "léger vague à l'âme, signe d'une flemme incurable, coupable d'avoir déclenché la malignité d'un esprit doué pour la paresse, god bless you, le travail me blesse, se remuer les fesses pour une poignée de sous, sous-fifre, sous-chef, souffre-douleur en dessous de tout", parce que "comme s'il ne savait pas qu'en allant à gauche et en faisant le tour, on revient forcément par la droite", parce que "c'est dur aujourd'hui peut-être, demain ce sera vachement mieux", parce que "la loi du grand amour est rude pour qui s'est trompé de chemin", parce que "la liberté de choisir l'étendard de tes futures désillusions, le temps de crever avec et de te sentir vraiment tout con devant le regard innocent d'un enfant qui se réveille et qui, dans un sourire, te fait l'amour, sans même savoir ce que c'est"...
Bref, t'as compris que je pourrais te citer pratiquement toutes ses chansons intégralement, tellement je trouve que ce mec est un poète, un sage, un philosophe ! Et en plus, cerise sur le gâteau, c'est un show-man ; oh, pas dans le sens amerloque du terme, à la Jackson, Madonna, ce genre de trucs, non, lui il te fait des concerts où c'est à la fois convivial et théâtral ; il a le sens de la formule, la langue acérée, l'humour ; il est jovial et généreux, même dans la gravité ; et puis, je sais pas, moi, avec sa voix rauque, avec son air espiègle et désinvolte, avec son vécu et ses idées, avec ses années et ses rides, ben, je le trouve beau. Il a des manières qui me rappellent Loulou, des fois. C'est vrai que je t'ai toujours pas raconté l'histoire de Loulou, mais c'est qu'elle est longue, et comme t'as pu remarquer toi-même, blogpotàouam, en ce moment, ma productivité narrative laisse un peu à désirer...
Revenons à nos moutons ; j'aime Higelin aussi parce qu'un jour, ça doit bien faire une vingtaine d'années, après un cyclone qui avait ravagé les Antilles, y'avait eu pas mal de concerts et de manifestations de soutien diverses et variées. Un fameux soir, un de ces événements rassemblait poètes, penseurs, écrivains, musiciens, et notamment le protagoniste de ce billet, qui avait poussé la chansonnette. Après la soirée, dans une petite ruelle parisienne, Higelin avec 2 ou 3 de ses amis s'achemine vers lui seul sait où, et là, une antillaise avec des dreadlocks lui saute au cou en s'écriant "c'est formidable ce que vous faites, je vous connaissais pas, mais vous êtes extraordinaire !" Un peu surpris mais pas parano et très ouvert, il tape la discut' cinq minutes à cette nana, qui était accompagnée de deux copines, une petite brune et une métisse blonde avec une afro, et d'une môme de 8 ou 9 ans. La métisse blonde qui a fait découvrir Higelin a sa copine antillaise fait les présentations, et arrive donc à cette gamine qui, malgré l'heure tardive, ouvrait de grands yeux émerveillés et admiratifs. Et là, Higelin la laisse muette-bouché-bée-sans-voix en lui disant de sa voix rauque et suave : "salut, mon ange"...
Cette gamine, c'était moi, et c'est ptèt' très con, c'est ptèt' pas grand-chose, que tu te dis, mais bon, déjà, pardon, à 8 ans, j'avais beaucoup trop de responsabilités pour me permettre d'aller me biturer et faire la bringue avec des idoles rencontrées au coin d'une ruelle en pleine nuit ! Bon, tout le monde m'a comprise ?! Alors, c'est ptèt' pas grand-chose, mais figure-toi que moi, j'ai du mal à refermer la bouche aujourd'hui encore ! Ben ouais, c'est pas tous les jours qu'on rencontre une de ses idoles en chair et en os, même si c'est que pour quelques minutes, n'empêche que ces quelques minutes-là, elles restent gravées, tu t'en souviens toute ta vie. Et nan, je suis pas en train de faire ma groupie de base, ce mec est VRAIMENT un génie, ce mec est un super zikos, ce mec a une putain de voix, ce mec a écrit certaines des plus belles et des plus grandes chansons de l'Histoire, ce mec a une intelligence et une richesse humaine malheureusement trop rares, ce mec déchire trop sa race, quoi !
Bon, c'est vrai que je suis pas archi-méga-douée pour les louanges, donc toi qui me lis derrière ton PC connecté à Internet, si tu connais pas Higelin, ben tu télécharges, tu t'isoles et tu te vautres tranquillou avec un verre, un pétard, un thé, un paquet de bonbons ou ce que tu veux, et t'écoutes. Et surtout, t'écoutes AUSSI les paroles ! Exécution, nom d'un petit bonhomme ! Et puis après, si t'aimes, ben t'achètes, quand même, parce que faudrait veiller à ce qu'il puisse continuer de ravir mes petites oreilles délicatement musicales... Voilà, donc moi, je dis : J'aime Higelin ! Vive Higelin ! Longue vie à Higelin ! Achète Higelin ! Vote Higelin ! Higelin président !
Pour la bande-son, j'aurais pu t'en mettre plein d'autres, de mes préférées, comme alertez les bébés, champagne (ah non, celle-là, je l'ai déjà mise... mais si, là !), je veux cette fille, banlieue boogie blues, mona lisa klaxon, paris - new york / new york - paris, no man's land, l comme beauté, nascimo, hold tight, coup de blues, encore une journée d'foutue, vague à l'âme, trois tonnes de TNT, beau beau ou laid, l'hiver au lit à liverpool, oesophage boogie - cardiac blues, je ne peux plus dire je t'aime, et encore, j'en oublie les trois quarts... Mais bon, vu que Radioblog marche plus, j'ai pris ce que j'ai trouvé sur Deezer ; enfin, t'façon, c'est pas grave, puisque celle-là aussi, c'est une de mes préférées. Oui, oui, presque toutes ses chansons sont dans mes préférées, et alors ? Je fais ce que je veux, moi, mon petit père, je nique le système, et j'ai des dizaines de chansons préférées d'Higelin si ça me chante !!!
07 mars 2008
comment passer une vraie journée de merde
D'abord, tu commences par te lever de vachté mauvaise humeur parce que ça fait des mois que ton sommeil est régulièrement perturbé, entre les nuits où t'as allaité, les nuits où la gosse te réveille toutes les deux heures, les nuits que t'as passé dans le canapé où tu t'es réveillé(e) en ayant l'impression d'avoir pris vingt piges dans la tronche en une nuit tellement t'es cassé(e) de partout, bref, tu dors mal depuis des lustres (et je te parle même pas des insomnies de fin de grossesse, de la nuit où j'ai accouché, ni des trois nuits à la maternité où tu dors peut-être, allez, à tout casser une petite centaine de minutes, tout mis bout à bout) et ça commence à te ravager sérieusement le moral. Donc, tu te lèves du mauvais pied, mais le pire que tu puisses poser sur le sol au réveil, tu vois le genre ? Bon.
Ensuite, t'enchaînes avec une petite scène de ménage explosive dont la mèche a été allumée par l'étincelle d'une histoire merdique du genre qui sera le premier à prendre sa douche, étincelle évidemment montée en épingle jusqu'à se transformer en véritable brasier ; ben ouais, en même temps, un couple qui s'aime plus, c'est comme un volcan qui dort, ou plutôt c'est comme un fauve en cage, faut pas trop titiller la bestiole... Surtout que moi, le matin, je suis du style faut pas me parler tant que j'ai pas bu mon thé (grrrrr... sinon je mords !), et je jurerai que ce crétin prend un malin plaisir à m'asticoter au réveil. Et heureusement, Babou avait dormi chez ma mère... Donc, épuisé(e) dès le matin, tu finis par aller te doucher, et direction l'ANPE pour un atelier formation. Bon.
Tu passes plus de trois heures dans une pièce avec deux autres personnes, un autre client comme toi, et le prof. Le mec te fait tout un speech et vu qu'on est que deux, au lieu de répondre précisément à nos questions qu'on en finisse, faut quand même qu'il te récite son cours et qu'il te fasse ses petits schémas au tableau, qu'il t'explique le fonctionnement de tout le système de formations rémunérées, des organismes de financement, et des actions de l'ANPE (des ateliers d'information où on te balance tellement d'infos d'un coup que finalement on t'embrouille plus qu'autre chose, et des bilans de compétences mais ah non, en fait ça, ça dépend plus d'eux... et ben je suis contente d'être venue pour apprendre ça). Résultat des courses : 3h30, 1 info essentielle, 1 truc bon à savoir, et des tonnes de hors-sujet. Bon.
Enfin sortie, tu prends le bus direction chez ta mère parce qu'elle doit t'emmener acheter des pompes pour ta gosse. Nota Bene : en fait on devait y aller quelques jours avant, mais elle a annulé sous prétexte de devoir aller chez le médecin pour ce qu'elle pensait être une infection urinaire ; finalement, elle n'est pas allée chez le toubib et elle s'est miraculeusement rétablie. Bref, donc t'arrives chez ta mère, ta fille est en train de manger, et ta mère t'annonce qu'elle a pas encore eu le temps de se laver. Tu la connais, tu sais qu'habituellement, le temps qu'elle fume son kéké d'avant sa douche, qu'elle prenne sa douche, qu'elle se pomponne, qu'elle fume son kéké d'après la douche et qu'elle boive son petit café d'avant de partir, il se passe facile au moins une heure. Il est déjà 13h, et c'est pas tout ça, mais faut que tu sois rentrée pour son biberon de 16h, d'autant plus que t'en as pas de prêt d'avance. Alors, tu dis comme ça à ta mère : "on y va pas à quatre heures, hein...", et là, elle te sort sur un ton hargneux "rôôôô, commence pas à me stresser, hein !" ; vu que ça fait déjà plusieurs fois qu'elle t'en sort des vertes et des pas mûres depuis quelques temps et que t'es trop naze pour discuter, tu lâches "bon, ben, on ira un autre jour !"
Ensuite, tu te barres avec ta mouflette dans la poussette, ton sac à toi avec ta petite panoplie d'étudiante modèle (puisque t'avais cette foutue réunion le matin), donc un sac d'un volume conséquent quand même, et le sac à langer blindé puisque t'avais mis tout le nécessaire pour la nuit. En partant, tu rumines et tu te dis que t'façon, va bien falloir que tu y ailles, acheter des pompes à ta gosse, parce que les siennes, elles commencent à être vraiment trop petites. Pas encore le trop petit où elle rentre plus dedans mais le trop petit où elle a les orteils tout recroquevillés, ce qui vaut vraiment pas mieux. Donc tu t'arrêtes à l'arrêt de bus suivant et comme tu vois rouge, pauvre inconscient(e), tu t'embarques dans la périlleuse aventure d'aller au centre commercial en bus avec tout ton barda. Le bus arrive. Tu montes avec peine, la poussette est vachement large, obligée de manoeuvrer, et heureusement, une nana t'aide. Bon.
Une petite demi-heure plus tard, t'arrives au centre commercial, tu vas au magasin de pompes, la vendeuse mesure le pied de la gamine, tu choisis des pompes, on lui essaie, on lui laisse aux pieds, la vendeuse remballe les anciennes dans la boîte, et quand, au moment de payer, tu sors ton chéquier, la nana te dit qu'ils prennent pas les chèques... En liquide, il te manque 10 euros... La carte bleue, c'est Jules (ou Juliette) qui l'a... toi, t'as juste une carte de retrait La Poste, et bien sûr, alors qu'il y a eu un distrib La Poste pendant des années dans ce foutu centre commercial de mes quatre, ben maintenant, y'en a plus... Là, tu commences à retenir une furieuse envie de hurler. Mais tu déglutis, tu prends encore sur toi, tu souris à la dadame et tu dis : "bon, ben, tant pis alors, je repasserai". Tu sors de la boutique avec les yeux embués. Bon.
Lessivé(e) tu prends le chemin du retour, tu t'assois à l'arrêt de bus et t'attends. Quelques minutes plus tard, le bus arrive et fait descendre les gens à deux mètres de l'arrêt. Donc, t'y vas et t'engages les roues de ta poussette dans le passage. Le conducteur te demande d'abord si c'est bien ce bus-là que tu veux prendre... Nan, nan, connard, je prends des bus au hasard, c'est parce que je kiffe me balader en bus avec ma poussette et chargée comme un baudet à travers la banlieue... Ensuite, il te dit en désignant l'arrêt : "je vais m'arrêter juste là, hein..." Conciliante et disciplinée (pour une fois !), tu ressors tes roues avant du passage ; il te dit "enfin, bon, c'est pas grave, allez-y, mais si vous l'aviez attendu là-haut"... A l'autre arrêt en haut des marches (une bonne vingtaine, de marches) ?! Avec ma poussette ?!
Bref, tu cherches même pas et tu réengages tes roues avant ; et puis tu galères pour essayer de faire passer les roues arrières, mais définitivement, elles passeront pas... C'est pas le même bus qu'à l'aller, puisque tu l'as pris près de chez ta mère et que là, tu rentres chez toi, et le passage est plus étroit. Tu galères, je sais pas, moi, peut-être cinq minutes, mais cinq minutes avec une tête de con qui te regarde avec un air abruti et hautain derrière son volant, et personne qui bougerait son cul pour te filer un coup de mains, ben c'est long, surtout qu'à manoeuvrer une poussette qui pèse déjà son poids avec 10 kilos de gosse dedans, auxquels vient s'ajouter le poids du sac avec vêtements, doudous, biberons, couches, et j'en passe, ben t'attrapes une bonne suée.
T'es crevé(e), t'en as marre, t'as trop chaud, tu stresses parce que l'heure du biberon approche et que t'es à une demi-heure en transports de chez toi, t'es vénère, et tu baisses les bras. Tu dis au conducteur que ça passe pas et tu ressors ta demi-poussette de l'entrée du bus. L'autre trouduc lève les yeux au ciel et repart. Toi, tu reprends ta poussette, tu fais quelques pas, en direction de ce foutu escalier, justement, et puis arrivé(e) là, tu t'assois en bas des marches avec ta poussette à côté, et là, tu pleures. Mais bon, il faut bien que tu rentres. Alors tu te reprends et tu commences à marcher.
T'arrives à l'arrêt suivant où un autre bus de la même ligne s'est arrêté. Y'a qu'un mec dedans, à part le conducteur. Alors le choix qui s'offre à toi c'est rentrer à pieds en au moins une heure de marche surtout que tu connais pas la route ou bien tenter une deuxième fois l'expérience humiliation-transpiration-renonciation. Et là, dans cette journée de merde 100% pur jus, enfin, une trêve. Le mec dans le bus, qui a l'air d'être un pote du conducteur, il est trop sympa, il t'aide, il t'ouvre la porte du milieu quand il voit que ça passe pas devant, et comme ça passe pas non plus derrière (Eve et Le Coach, on arrête de se tordre de rire ! et toi aussi, Girlybutsexy !) il tient ta môme pendant que tu plies ta poussette, il te monte la poussette pliée dans le bus, il te l'accroche à la rambarde du milieu, il te tape vite fait la discut', il a cinq gosses (un courageux !), tu t'assois avec Babou sur les genoux, et le bus démarre.
Trajet tranquille, le gars papote avec le conducteur, et au moment de descendre, tu sais pas trop comment tu vas t'y prendre pour ressortir à la fois ta poussette pliée, ton sac à langer, ton sac à main, et accessoirement, ta gamine, tout ça en même temps avec seulement deux bras, mais t'oses pas trop demander au gars qui, décidément vraiment gentil, se précipite pour t'aider quand il te voit t'apprêter à descendre. Et te voilà enfin rendue à bon port, même si la journée n'est pas finie puisqu'après tout ça, ta môme va te piquer une crise dans la soirée parce qu'elle est trop fatiguée et sur les nerfs, et en consultant ton compte sur le net, t'apprendras qu'avec le découvert que tu te trimballes, même une fois le salaire de Jules (ou Juliette) et tes assedic passés, tu vas devoir faire le mois avec 300 euros... Sunny, faudrait penser sérieusement à t'inscrire au yoga. Inspire, expire, inspiiiiire, exxxxpiiiiiiiiiire...
Edit : et spéciale dédicace à Eve, et puis comme ça, blogpotàouam, pour une fois, tu peux choisir ta bande son... Alors, j'suis pas archi-méga-hyper-sympa comme nana ?...
