17 novembre 2007
overdose
J'en peux plus. J'en peux plus du Geek. J'en peux plus de m'en prendre plein la gueule dès qu'il a un pet de travers. J'en peux plus de voir qu'il est pas foutu de s'occuper de Babou correctement et sans la faire hurler ne serait-ce qu'une seule journée. J'en peux plus de son égocentrisme, de son mépris, de sa gaminerie, de sa mère avec ses pleurnicheries, de son pote-ex-collègue qu'il a au téléphone tous les soirs, et pas pendant 5 mn, en plus. J'en peux plus de son PC devant lequel il passe des heures tous les soirs, après avoir raccroché, à surveiller ses téléchargements et à se balader sur les sites de ventes privées, à s'acheter des fringues à la Matt Pokora, pour ensuite s'étonner qu'on soit toujours dans le rouge à la fin du mois, me dire qu'on peut pas acheter mon synthé, ou une nouvelle chaise haute pour Babou qui en aurait besoin, et ça depuis des mois et des mois et des mois... ou ptèt' que ça fait des années, je me souviens même plus. J'en ai marre de son foot de merde. J'en ai marre de lui servir de bonniche et de nounou pendant que monsieur sort, parce qu'il a "besoin de se détendre à cause du boulot". Et moi, ça fait 6 mois que je pouponne, que je cuisine, que je range, que j'astique, que je nettoie (sauf ces 2 ou 3 dernières semaines, je reconnais, mais bon...) ; ça fait 6 mois que je m'achète rien qui ne soit pour le pot commun ou pour Babou ; ça fait 6 mois (au moins) que je suis pas sortie boire un coup avec mes potes, sauf quand lui a envie de sortir et que par un grand bonheur, on peut faire garder Babou. Oui, parce sinon, monsieur sort, et moi je reste. Mais peut-être que moi aussi, j'ai besoin de me détendre, de me changer les idées, de m'amuser un peu. Ah, si, ça, je peux pas dire, il achète des places de concert en pagaille, et tant mieux pour moi si par un heureux hasard, ça l'intéresse d'aller voir quelqu'un que j'aime bien. C'est le cas, lundi, on va voir Bill Deraime avec mes parents. Ben tu veux que je te dise ? Ca me gâche mon plaisir de savoir que je vais devoir supporter sa tronche, mais y'a pas le choix, faut s'y faire.
Depuis un mois ou deux, je dors dans le canap', d'abord parce j'en ai marre aussi qu'il se batte systématiquement pour 10 cm de couette, qu'il me réveille 15 fois par nuit si j'ai le malheur de ronfler, que tout le dérange, la lumière de mon radio-réveil, notamment... mais à part ça, il s'endort devant les films, avec la télé qui gueule, et des fois même pendant que je lui parle, là, ça le dérange pas. J'en ai marre que, comme par hasard, depuis que je dors dans le canapé, il le squatte devant son PC jusqu'au milieu de la nuit, et j'en ai marre de devoir attendre que monsieur daigne bien me laisser la place pour me coucher tous les soirs. Et derrière, je me fais encore reprocher de "passer ma vie devant mes blogs", en attendant d'avoir la place. C'est littéralement ça que ça veut dire, l'expression "c'est l'hôpital qui se fout de la charité". Surtout qu'il est toujours en train de se plaindre qu'il est crevé. Avant, par exemple, on pouvait jamais mater un petit film ensemble parce qu'il piquait du nez au bout d'un quart d'heure ; pour pouvoir passer une soirée ensemble, fallait obligatoirement qu'on sorte. J'en avais marre qu'on puisse jamais partager des trucs en amoureux chez nous, que ça lui vienne jamais à l'idée de nous préparer une petite soirée sympa (à part au pieu, tu penses, pour ça, il est jamais fatigué). J'en avais marre aussi de son taf, qu'il y passe sa vie, qu'il parte aux aurores et qu'il rentre à pas d'heure, et pas toujours parce qu'il est vraiment obligé, mais parce qu'il aime ça, c'est tout. Il fait des heures en pagaille et il en ramène encore à la maison. Et tu veux savoir autre chose ? Maintenant, moins il est là, et mieux je me porte, parce que que quand il est là, c'est pour emmerder le monde. J'en ai marre de me prendre tout le temps des reproches dans la tronche, j'en ai marre que rien de ce qui m'intéresse ne l'intéresse, mais qu'il soit capable de scotcher Secrets d'actualité ou Le droit de savoir en m'envoyant paître dès que je dis un mot : "chhhhhteeeuu ! tu vois pas que j'écoute ! pffff ! voilà, maintenant j'ai pas entendu !". Tu sais que j'écris, et ben je peux les compter sur les doigts d'une main, les fois où il a mis le nez dans mes histoires ou mes "chansons". Quand j'ai créé mon blog, je me suis pas cachée, je lui en ai parlé ouvertement, je lui racontais même ce qui se disait sur les autres. Et figure-toi qu'il y a toujours pas jeté le moindre coup d'oeil, alors qu'il voit bien que j'y passe du temps, puisqu'il le fait remarquer lui-même. Mais je te dis, ce qui me fait un minimum exister, ça l'intéresse pas. Donc, comme il est pas près de lire mon blog (rien que ce billet, c'est déjà beaucoup trop long pour lui), je peux déverser toute ma bile comme ça me chante. Et puis, de toute façon, au fond de lui, il sait très bien où on en est.
J'en ai marre qu'il engueule Babou dès qu'elle a le malheur de pleurer un peu ; cette semaine, elle a mal dormi, elle se réveillait souvent la nuit, elle était pas très bien lunée (ça nous arrive à tous, non ?) ; mais lui, il considère qu'elle fait un caprice dès qu'elle râle. Il y a quelques nuits, j'ai été réveillée en sursaut parce qu'il lui gueulait dessus sous prétexte qu'elle pleurait. Et pourtant, j'ai le sommeil lourd. D'accord, il bosse, mais c'est un bébé de 6 mois, en plus elle fait ses dents... et puis, vu l'ambiance à la maison, c'est pas étonnant qu'elle soit bougonne, elle aussi. Il m'a gonflée pendant des années pour avoir un gamin, et maintenant qu'elle est là, faudrait qu'elle soit toujours souriante, qu'elle soit sage, qu'elle dise "papa", qu'elle mange bien comme il faut sans gigoter et se tortiller dans tous les sens, et qu'elle dorme bien la nuit... Mais c'est ça, les enfants, ça se réveille la nuit, ça fait des cauchemars, ça a mal par-ci ou par-là, ça a trop chaud ou trop froid, et oui, faut se lever, les consoler, les câliner, les rassurer, les soulager, changer la couche... bref, c'est pas une poupée de porcelaine dans une vitrine, sa fille (je t'ai déjà dit que la Geekfamily, c'était des tueurs dans l'art de se compliquer la vie, donc déjà, quand tu la partages, t'as intérêt d'avoir les nerfs bien accrochés ; mais en plus, ils sont pas finis, et ils sont tous atteints du syndrome de la vitrine. Je te reparlerai de tout ça). J'en ai marre aussi que son boulot soit toujours l'excuse suprême, qu'il pense qu'au fric (c'est vrai qu'il en faut, mais bon, y'a aussi autre chose, dans la vie), qu'il remette ça sur le tapis quel que soit le sujet que j'aborde, qu'il me prenne le chou avec ça si on a le malheur d'acheter du shit (et tu notes que je dis bien "on", parce que je le fume pas toute seule, le shit, non plus), mais qu'il dépense anarchiquement et au-dessus de nos moyens, qu'il tienne jamais les comptes (je m'y suis collée toute seule pendant des années... pour ça aussi, j'ai baissé les bras). Bref, j'en ai vraiment ma claque. Je suis arrivée à un point de non-retour, cette fois. Ca y est, il m'a trop usée.
Il a pas toujours été comme ça. Des fois, il a su être très charmant, prévenant, attentionné, attentif, etc. Au début, quand il voulait me séduire, ou pour rattrapper le coup les quelques fois où il a pas su garder sa braguette fermée, ou pour me reconquérir, quand je l'ai quitté, il y a environ 3 ans. Et je suis revenue. Et maintenant, la donne a changé. On a Babou, et ça complique les choses. Je regrette absolument pas de l'avoir faite, ma Babou, c'est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée. Mais je regrette de m'être liée à lui de cette façon. Alors, pour faire passer la pilule, je me dis que c'est parce qu'elle était écrite, et que ça ne pouvait être elle qu'avec lui. Je vois tout en noir ? Ouais, m'sieur, et en noir foncé, même. Mais bon, quand tu fais des concessions pour que ça marche, quand tu fais des sacrifices pour entretenir la flamme, quand tu renies une partie de toi-même pour correspondre à ce que l'autre attend, quand t'as pas respecté les promesses que tu t'étais faites (genre "jamais un homme qui me trompe", ou "jamais un homme qui soit matérialiste"), et ça depuis des années, ben les hauts sont de moins en moins élevés et de plus en courts, et inversement, les bas sont de plus en plus profonds et de plus en plus longs... A partir de là, la question qui se pose, c'est : vais-je devenir comme toutes ces femmes qui restent pour les enfants, parce qu'elles ont peur de se retrouver seule, parce que leur religion leur interdit de partir ? Vais-je accepter de vivre la même vie que sa mère, faire des triples journées (boulot, moufflets, popotte, linge, vaisselle, compta et autres tâches administratives) pendant que son cher et tendre vit sa petite vie, se préoccupe de son petit confort et de ses petits loisirs, se met les pieds sous la table et/ou batifole avec ses maîtresses et ses autres enfants) ? Moi-même je l'ai cru, l'espace d'une seconde, mais j'ai aucune religion qui m'interdise quoi que ce soit (ni dieu ni maître !) ; j'ai conscience que c'est pas toujours évident, mais j'ai pas peur de me retrouver toute seule (plutôt seule que mal accompagnée) ; et j'ai toujours trouvé que dans l'intérêt des gosses, des fois, il vaut mieux "couper plutôt que déchirer", comme dit un grand monsieur qui a toute mon estime. Et en ce qui me concerne, ça fait suffisamment longtemps que je suis déchirée, il est temps de recoller mes morceaux. En plus, ça ferait une promesse de plus que je transgresserais, et là, la coupe est pleine, elle déborde, même... Et puis, je serai incapable de vivre cette vie-là... C'est définitivement pas pour moi.
Il m'a fallu 13 ans pour réaliser vraiment, mais maintenant, j'en suis sûre. Babou ne pouvait pas être Babou sans lui, mais moi, ça ne sera moi que sans lui. Ce qui me retient encore, c'est que pour l'instant, j'ai pas de boulot, personne pour m'héberger avec ma fille (parce que tu te doutes bien qu'elle reste avec moi, y'a même pas de négociations possibles), et je pense pas que crécher sous les ponts soit la solution à mon problème. Donc, il faut que je prenne mon mal en patience en attendant de pouvoir nous assurer une vie décente. Rester zen ? Ben, ouais. De toute façon, à ce stade, ça sert plus à rien de s'engueuler, c'est trop fatigant, ce serait traumatisant pour Babou, et ça fera plus avancer le schmilblick.
j'aimerais bien savoir...
- qui c'est qui me recherche sur AOL, et qui arrive à me trouver, parce que moi, sur google, je me trouve pas (ah, ben, si, ça y est, ça marche... miraculeuse techeunologieu)
- pourquoi y'a tellement de pervers sur le net, qui tombent sur mon blog en tapant "fille de 14 ans", "string", "femmes matures"...
- comment va Belettou
- où se trouve la bibli de Kyuuketsu
- quand passe l'émission avec Eve dedans
- qui est la dame A qui a accompagné Mortecouille dans le désert (ah non, ça, ayé, j'ai pigé, merci pour le résumé, je commençais à douter sérieusement de mes capacités intellectuelles)
- comment est-ce que La Peste m'a connue
- qu'est-ce que Zofia nous prépare de bon, pour le petit déj' au lit chez D'jo samedi (et ouais ! tous dans le même lit ! Ca t'en bouche un coin, hein !)
- pourquoi le ç majuscule, ça marche pas dans l'éditeur de messages de canalblog
- où est passée ma copine Nath la québecoise qui passe sa vie à parcourir le monde
- pourquoi depuis ma grossesse, je tiens plus l'alcool, alors qu'avant, j'étais réputée pour ma descente
- quand est-ce que j'aurai enfin du shit et que je pourrai m'en griller un (grrr ! vas-y, fais tourner, bordel !)
- pourquoi en ce moment, je rappelle personne (mea culpa, faudrait quand même que je me décide)
- comment faire pour perdre les 10 kgs qui me restent de ma grossesse en restant le cul sur ma chaise à lire des blogs
- pourquoi quand je veux mettre un son pris sur deezer.com, ça marche pas
- qu'est-ce qui m'a pris de dire "oui" à la mairie alors que j'étais même pas encore bourrée
- pourquoi on nous fait tout un fromage de cette histoire d'Arche de Zoé, alors que d'habitude, les gamins en Afrique, personne n'en a rien à foutre
- quand est-ce qu'on fait la révolution (hasta la victoria siempre ! mais peace and love quand même)
- pourquoi y'a jamais rien d'intéressant à la télé, en particulier le week-end (me dis pas "la Star Ac", JC Superstar, ayez pitié...)
- ce que je vais faire de ma vie et quand est-ce qu'on reconnaîtra enfin mon incontestable talent... si, si, ça va les chevilles, je peux encore enfiler mes chaussures (et partout dans la ruue, j'veux qu'on parle moâ, que les beaux mecs soient nuuus, qu'ils se jettent sur moâ, qu'ils m'admirent, qu'ils me tuuent, qu'ils s'arrachent ma vertuuu)... Ben, si, mon petit père, je suis vertueuse, pourquoi tu doutes ?
Et oui, je me pose des questions, encore et toujours... Ben, t'façon, j'ai rien d'autre à foutre, puisque j'ai enfin posté mes papelards pour la CAF, actualisé ma situation aux Assedic, personnalisé ma boîte mail, et répondu aux offres d'emploi que j'ai reçues (oui, ça s'accorde, patati, patata, blablabli, blablabla... t'as retiendu la leçon ?). Ben quoi ? Tu crois quand même pas que je vais faire mon ménage en pleine nuit, faut pas déconner non plus !
