12 novembre 2007
piston, pipeau et clarinette
Bon, allez, je t'ai assez fait mariner, blogpotàouam. Voilà le billet que tu attendais avec impatience, attente qui t'a fait grincer des dents et qui t'a collé des insomnies, je m'en doute. Alors, je vais abréger tes souffrances, et je vais te le raconter, le vrai-faux événement de vendredi : mon faux-vrai entretien d'embauche à la mairie. Vrai, parce que moi, j'en voudrais vraiment, du taf ; mais faux, parce qu'en fait, c'était un coup d'épée dans l'eau.
Voilà toute l'histoire, depuis le bédut : ma belle-mère, donc la mère du Geek, qu'on nommera Madame Propre pour des raisons que je t'expliquerai un autre jour, me bassine depuis des années pour me faire pistonner à la mairie de ma ville. Oui, parce que Madame Propre, ça lui fait vraiment mal à la bouche de devoir dire aux gens qu'une de ses belles-filles, moi en l'occurence, alterne les jobs précaires et le chômedu depuis des années, voire même vit aux crochets de son fils. Elle a vite oublié que pendant 5 ans, son fiston, il a pratiquement vécu chez mes parents, nourri-logé-blanchi, et que c'était ma bourse et mes petits salaires qui nous payaient nos sorties et nos loisirs. Passons... Moi, fière comme pas deux et ne voulant rien devoir à personne, et surtout pas à elle, depuis des années, je résiste et je me démerde comme je peux avec mes petits jobs et mes statuts merdiques, et je gère aussi comme je peux la pression du Geek et de la belle-famille qui, au fond, pensent que je suis une râtée, une incapable, voire une fainéante. Oui, parce que pour eux, en gros, t'existes pas si tu gagnes pas ta vie correctement. Passons encore. Arrive le terme de mon contrat à la bibli, fin juin 2006. Arrive fin août, je suis enceinte. Là, je commence à me dire que ça va bien, les petits jobs ; que je vais devoir assumer un gosse, et que pour ce faire, il va bien falloir que je tire mon épingle du jeu à un moment ou à un autre, d'une manière ou d'une autre.
J'aime pas beaucoup le principe du piston, parce que du coup, je me sens vraiment bonne à rien par moi-même, et à cause d'un trop-plein d'honnêteté, sans doute. Je veux jouer le jeu de façon loyale. Mais bon, comme de toute évidence, de nos jours, les choses ne fonctionnent que comme ça, et comme je me dis qu'il faut que j'assure mes arrières, parce qu'on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, et que je pourrais me retrouver toute seule avec ma gosse, je finis par accepter la proposition de Madame Propre. Le truc, c'est qu'elle connaît une des responsables, à la mairie, pas la DRH, mais une autre responsable, qui n'a rien à voir avec le recrutement mais qui est quand même maire adjointe dans je-sais-plus quel domaine, donc qui a le bras long. Un jour, Madame Propre a rendu un service à la maire adjointe, soi-disant tellement énorme que celle-ci lui est redevable à vie. En même temps, pour elle, dès qu'elle lève le petit doigt pour toi, tu lui es redevable ad vitam aeternam, mais bref. Quel service exactement, ça, mystère et boule de chewing-gum, parce que Madame Propre, elle fait sans arrêt des cachotteries à tout le monde, et là, apparemment, c'est classé secret-défense (Madame Propre, elle est greffière au tribunal de ma ville, alors, elle aurait fait un faux pour sauver les miches de la maire adjointe, que ça m'étonnerait pas, mais bon, je vais pas commencer à extrapoler, ça nous mènerait trop loin).
Donc, m'assurant qu'elle peut me faire embaucher en deux temps trois mouvements, elle finit par me convaincre, et j'accepte qu'elle parle de moi à cette dame, donc on va dire MA pour faire plus court. Et du moment où j'ai accepté, il s'est passé exactement ce que je redoutais (parce que je commence à la connaître, la mère Propre), c'est-à-dire qu'elle a compliqué les choses à outrance. D'abord, elle me dit que c'est mieux que ce soit moi qui appelle MA. Mais c'est bien sûr, donc c'est à moi, qui ne connais cette dame ni d'Eve ni d'Adam, de me pistonner toute seule auprès d'elle... Tu commences à voir un peu le délire de ma chère belle-mère, mais attends, c'est pas fini. Là-dessus, le Geek, qui a quand même parfois un peu de bon sens, il explique à sa mère que le principe d'un piston, ben, c'est bien de pistonner, et pas d'envoyer les gens sortis de nulle part faire leur promo eux-mêmes, sinon, c'est plus un piston, mais une candidature tout ce qu'il y a de plus banale parmi tant d'autres. "Ah oui, c'est vrai, tu as raison... Bon, et bien je vais appeler demain". Sauf que là, comme par hasard, elle était plus si pressée de me pistonner puisque demain est arrivé plusieurs semaines plus tard.
Mais demain a quand même fini par arriver, c'est l'essentiel, que je me dis. Suite au coup de fil de Madame Propre, MA demande à ce que je dépose un CV et une lettre de motiv' à son secrétariat, ce que je m'empresse de faire. On est au début du mois d'octobre 2006. Par la suite, Madame Propre rencontre MA à la commémoration de je-sais-plus-trop-quoi, qui lui assure qu'elle va remettre mon dossier en main propre à la DRH. Bien. Pendant ce temps-là, de mon côté, je vois sur le site de la mairie une offre d'emploi pour la bibli, et je postule via Internet. Et conne que je suis, je commence à y croire. Mais quelques temps plus tard, je reçois une réponse négative, le poste étant déjà pourvu. Bien. Donc, depuis un an, j'envoie régulièrement des candidatures spontanées à la mairie, histoire de me rappeler à leur bon souvenir, pensant que ça va bien finir par déboucher quelque part. Mais nada. Je précise que quand toute cette histoire a commencé, personne à la mairie ne savait que j'étais enceinte... Enfin, en tout cas, Madame Propre prétend qu'elle n'a rien dit, mais j'ai quelques doutes sur sa sincérité puisque, comme je te l'ai dit, elle est toujours en train de faire des cachotteries et des plans d'hypocrites, mais bon, passons encore. Au bout de quelques mois, je commence à me dire que de toute façon, on risque pas de m'embaucher enceinte de 6, 7, puis 8 mois, parce que là, ben, ça se voit vraiment et que légalement, je suis obligée d'être en "congé maternité" 6 semaines avant la date d'accouchement prévue, et je t'avoue que je crache pas dessus, parce que je veux bien bosser mais je suis pas maso non plus. Donc je laisse tomber pour le moment.
A la fin de mon congé maternité (oui, parce que même quand t'es chômeuse, l'ANPE suspend ton inscription pendant la durée dudit congé), voilà que Madame Propre remet ça. Bon, moi, entre-temps, je l'ai pas attendue, et j'ai recommencé à chercher. J'ai donc renvoyé une énième candidature spontanée à la mairie, entre autres, et j'ai passé un ou deux entretiens pour être pionne, sans résultat parce que j'ai "un profil très intéressant, mais pas d'expérience". On connaît tous le problème du "pas d'expérience" qu'on risque pas d'avoir si personne ne nous donne une première chance, mais bref. Toujours est-il que la mère Propre, elle repart au galop avec cette histoire de piston bidon. D'abord, elle et MA commencent à me faire tourner en bourrique avec des histoires de patronyme à la mords-moi-le-noeud : est-ce que ma candidature était à mon nom de jeune fille ou à mon nom d'épouse, parce que figure-toi que ça change tout, et que ma belle-mère, ça la mortifie au plus profond de son âme que j'aie gardé mon nom de jeune fille. Mais bordel de merde, on est plus au Moyen-Age ! Je suis quand même pas la première femme mariée qui garde son nom de jeune fille ; mais apparemment, c'est un problème de poids pour être pistonnée à la mairie. Passons toujours.
Là-dessus, MA demande que je prenne rendez-vous avec elle, toujours par Madame Propre interposée, qui me file le numéro du secrétariat. Bien. J'appelle :
Moi : Bonjour, je souhaiterais prendre un rendez-vous avec madame MA, s'il-vous-plaît.
La secrétaire : C'est à quel sujet ?
- C'est pour un emploi. C'est elle qui a demandé à ce que j'appelle.
- Ah, mais ce n'est pas madame MA qui s'occupe des emplois, hein.
- (ben, c'est pas toi non plus, alors fais pas chier, occupe-toi de ton cul, fais ton taf et file-moi ce putain de rendez-vous) Oui, mais c'est elle qui a demandé que je prenne rendez-vous.
- C'est pour quel type d'emploi ?
- (mais qu'est-ce que ça peut te foutre ?!) Un emploi administratif. De toute façon, c'est elle qui a demandé que j'appelle.
- Elle vous connaît ?
- (ben, nan, pouffiasse, c'est pour ça qu'elle demande que je prenne rendez-vous !) Oui, oui, c'est elle-même qui a demandé que j'appelle pour prendre rendez-vous, donc je m'exécute (putain, mais elle est dure de la feuille ou elle est tout simplement conne comme ses pieds, celle-là ?!)
- Votre nom ?
- Mme Clainville, C-L-A-I-N-V-I-2L-E.
- D'accord, je vais lui en parler.
- (non, mais, tout ça pour ça ?!) Très bien, merci madame, au-revoir.
Déjà, là, je commence à me dire que MA, elle aurait peut-être pu prévenir sa grognasse de secrétaire que j'allais appeler, et qu'il fallait pas faire barrage, et qu'il fallait me fixer ce putain de rendez-vous de mes quatre. Mais je reste zen, t'façon, je dois avouer que ça fait un petit moment que j'y crois plus trop, à cette histoire, mais comme je veux pas être mauvaise langue, je fais semblant quand même. Je raconte ça au Geek qui, ni une ni deux, le raconte à sa mère qui, ni une ni deux, rappelle MA. Là-dessus MA engueule sa secrétaire, qui laisse un message chez moi en me demandant de rappeler pour fixer un rendez-vous, et qui téléphone aussi à Madame Propre en pleurnichant qu'elle a fait une bourde. Le soir-même, je trouve le message de la secrétaire et un autre de la mère Propre qui dit : "j'arrive pas à joindre le Geek sur son portable, j'ai eu la secrétaire en ligne, elle s'inquiète alors merci de me rappeler pour que je puisse dire ce qu'elle m'a dit." ??? Non, rassure-toi, blogpotàouam, t'as très bien lu, mais faut pas chercher de logique ou de cohérence quelconque dans ce message, avec eux, c'est La Geekfamily ou l'art de se compliquer la vie (et celle des autres aussi, parce que sinon, c'est même pas marrant). Et tout ceci n'est qu'un aperçu de ce dont elle est capable ; ça me fatigue rien que de le raconter, alors tu peux imaginer de quelle façon elle a pu me retourner le cerveau depuis 13 ans que je connais son rejeton.
Ensuite, moi, je rappelle directement le secrétariat de MA parce que ce que la secrétaire a dit à la mère Propre, je m'en fous pas mal. J'arrive enfin à obtenir un rendez-vous officiel. Pfiou ! C'était pas de tout repos. Et ce rendez-vous officiel, c'était vendredi à 14h30. Déjà, je me suis couchée à pas d'heure et on peut pas dire que ce soit la grande forme, mais bon, je fais quand même l'effort de mettre une jupe et de me maquiller, ce qui, chez moi, relève vraiment de l'extrême rareté. En même temps, je pouvais pas y aller avec ma tronche d'insomniaque blafarde et cernée, donc ceci explique celà. Avant de partir, j'ai la bonne idée de prendre un CV avec moi, et heureusement, parce que sinon, ce foutu rendez-vous n'aurait servi strictement à rien. Enfin, bon, ça veut pas dire non plus que ça va servir à quelque chose, mais évitons d'être pessimiste pour faire plaisir à Belle-Maman, qui entre-temps m'avait rapporté que MA lui avait parlé d'un poste vacant au secrétariat de je-ne-sais-quelle association municipale. Bien. Très bien. Je me pointe donc au fameux rendez-vous.
J'arrive dans le bureau de MA :
- Vous avez un bébé, donc je ne vais pas vous garder longtemps.
- (je vois pas vraiment ce que ça vient faire là, mais si on peut abréger, effectivement, ça m'arrange) Non, mais, y'a aucun souci, elle est chez ma mère, aujourd'hui.
(c'est pas de l'hypocrisie, c'est du relationnel, nuance. Ensuite, bla bla de circonstances : quel âge a-t-elle, comment s'appelle-t-elle, est-ce qu'elle est belle, etc... Nan, nan, c'est ma fille et elle est laide comme un poux, pauvre cloche...)
- D'accord, donc, Madame Propre m'a dit que vous cherchiez du travail, mais vous, qu'en pensez-vous ?
- (ben, si je suis là, c'est pas pour faire une partie de scrabble) Et bien, oui, effectivement, je cherche du travail, mais c'est un peu difficile de trouver quelque chose de valable, c'est pour ça que Madame Propre m'a mise en relation avec vous.
- D'accord, parce que je crois que vous êtes un peu partagée.
- (mais de quoi me cause-t-elle ?) Comment ça, partagée ?
- Oui, euh... avec votre fille, parce que pour l'instant, vous vous en occupez.
- Oui, comme je n'ai pas de travail, je profite d'elle pour l'instant, mais je veux reprendre quand même.
- Oui, d'accord, mais vous êtes un peu partagée, ce n'est pas évident de laisser son enfant quand on a l'habitude de s'en occuper.
- (qu'est-ce que la mère Propre est allée lui raconter ? qu'est-ce que le Geek est allé raconter à sa mère ?) Et bien, c'est certain que ça risque de me faire un peu drôle quand je ne la verrai plus toute la journée, alors, j'en profite pour l'instant, mais de toute façon, ce n'est pas dans mes projets d'être femme au foyer. Je veux reprendre le travail, et plus j'attendrai, plus ce sera difficile de trouver.
- D'accord, mais vous n'avez pas le bourdon, ça se passe bien ? Parce que des fois, on se sent un peu enfermée dans cette situation.
- (et ben, on est pas sortis de l'auberge !) Non, non, je n'ai pas du tout le bourdon, ça me plaît de m'occuper de ma fille et j'en profite tant que je peux le faire, mais c'est vrai que j'ai envie de retrouver un emploi pour vivre un peu ma vie et avoir des conversations avec des adultes (petit rire des deux côtés).
- Oui, d'accord, alors, je vais vous donner les coordonnées d'une association qui est tout près de chez vous et qui organise des rencontres entre des jeunes mères et leurs enfants, c'est un espace de parole et de détente, et ça peut faire du bien de parler à d'autres personnes et de partager ses expériences.
- (???... non, mais qu'est-ce qu'elle me fait, là, ça va, cocotte, j'ai déjà une psy, et je suis pas là pour qu'on m'envoie parler pipi, caca et allaitement, je suis là pour du boulot !) D'accord, et bien, merci, je vais voir ça.
- Oui, il faut les contacter, c'est important. Euh, sinon, vous cherchez quel type d'emploi ?
- (ah, ben, quand même, c'est pas trop tôt !) Et bien, de préférence un emploi à vocation culturelle, mais un poste administratif me conviendrait aussi.
- Vous avez un CV ?
- Oui, justement, j'en ai amené un, voilà.
- Vous avez déjà postulé ici ?
- (grrrrmmmbllllrrrr !) Oui, je vous avais déposé une candidature l'an dernier sur les recommandations de Madame Propre, et j'en envoie régulièrement via Internet.
- Et qu'est-ce que ça a donné ?
- (ben, d'après toi, si je suis là...) Des réponses négatives, on me dit qu'on conserve ma candidature, mais qu'il n'y a pas de poste vacant.
- Oui, on vous sent partagée, vous avez envie, et en même temps pas envie.
- Ah non, non, je ne suis pas partagée, ça me plaît de m'occuper de ma fille et autant que j'en profite tant que je ne travaille pas, mais j'espère quand même trouver quelque chose assez rapidement.
(gros silence pendant qu'elle lit mon CV qui, je le rappelle, n'a pas bougé d'un pouce depuis un an puisque je suis toujours au chômage depuis le début de cette histoire à la con).
- Ah, vous avez travaillé à la bibliothèque municipale.
- Oui, en tant que vacataire.
- Vous avez un bon CV.
- Oui, c'est ce qu'on me dit souvent, mais ça ne débouche pas.
- D'accord, bon, alors, en ce moment, ils n'embauchent pas, mais je peux garder votre CV ?
- (ben, nan, hein, faut que je le remette dans son cadre au-dessus de la cheminée... et au passage, merci la mère Propre pour l'info bidon et pour avoir entretenu de faux espoirs) Oui, oui, bien sûr.
- D'accord, très bien, donc, je vais faire des photocopies et les distribuer aux services concernés, je pense qu'ils vont vous contacter, mais ça va sûrement prendre un peu de temps.
- (je croyais qu'ils n'embauchaient pas, faudrait savoir) Oui, aucun souci, de toute façon, je ne suis plus à quelques jours ou à quelques semaines près.
- Oui, mais il ne faut pas attendre trop longtemps quand même.
- (et ben alors, t'attends quoi pour l'activer, ce soi-disant piston) Non, c'est sûr, je ne voudrais pas que ça prenne trop de temps non plus, parce que je n'ai vraiment pas l'intention de rester à la maison (au cas où t'aurais pas encore compris), et je ne peux pas non plus attendre que ma fille rentre à l'école pour retourner travailler.
- Parce que Madame Propre a peur que vous vous ennuyiez un peu à la maison.
- (ouais, elle a surtout peur d'avoir une chômeuse longue durée dans la famille et que son pauvre petit se tue à la tâche pour nourrir sa vilaine femme qui bosse pas) Non, je n'ai pas vraiment le temps de m'ennuyer, mais j'aimerais bien gagner ma vie aussi.
- Très bien, donc je vais m'en occuper.
- D'accord, merci Madame, au-revoir.
C'est vraiment ce qui s'appelle "parler pour ne rien dire", ou encore "gâcher sa salive et son énergie pour que dalle". Donc, voilà, retour à la case départ. Mortel chanmé ça déchire sa race, le coup du piston. Je te jure, blogpotàouam, qu'on m'y reprendra plus. Bon, et maintenant, c'est pas tout ça, mais faut que j'aille éplucher les offres d'emploi si je veux pas finir femme au foyer à te pondre mes conneries à longueur de temps pour tuer l'ennui. Et puis, faut que je m'occupe aussi de ma paperasse pour la CAF, parce que figure-toi qu'en plus, si je le fais pas rapidement, ils vont me demander de rembourser mon allocation naissance. Elle est pas belle, la vie ? Ben, ça pourrait être mieux, je te le dis.
Commentaires
Oui , et bien moi , ce que je constate ,c'est qu'il vaudrait mieux que certains qui ont des emplois les laissent à ceux qui n'en ont pas car les choses iraient peut-être mieux !
Idem pour moi, la mention "2 enfants " sur le CV, elle me fout dedans à chaque fois... Genre "Vous pourrez travailler avec DEUX enfants ?? Deux enfants en bas âge en plus, ça réclame de l'attention...".
Pis évidemment, si tu bidouilles ton CV et que t'"oublies" de préciser que t'as des marmots, tu peux leur faire une croix dessus parce que du coup, t'es bonne pour les horaires de la der et les remplacements de dernière minute.
faites des gosses, moi j'vous l'dis...
Scoop : entièrement d'accord, parce que y'en a qui sont payés à se la couler douce, et y'en a d'autres qui ont une conscience professionnelle en béton armé et qui restent sur le carreau.
Eve : ben, ouais, ces cons-là, ils s'imaginent qu'on fait des gosses pour les laisser pousser au petit bonheur la chance, ou que si on fait des gosses, on renonce forcément à s'assumer financièrement ; ah, elle est belle, l'image de la femme moderne qui concilie vie professionnelle et vie de famille, mon cul, ouais ! En vérité, t'as le choix entre l'un et l'autre, et c'est dégueu... Qu'on vienne pas me dire après que les mentalités ont évolué et qu'au 21e siècle, l'égalité des sexes est effective. Bande de nazes !
au secours !
c'est quoi ce trip? J'hallucine complémtement ... Tu ferais bien de prendre tes distances avec Madame Propre (c'est un avis pas un conseil). Bon courage pour la suite
elle est super intelligente dis mwa la madame qui t'as reçu, c'est fou comme elle avait envie de t'engager ! ;) j'aime bien le coup du groupe de parole alors que tu cherches un taf, c'est vachement perspicace comme proposition, puis comme dit Viscose, on dirait que Madame Propre t'as mise dedans complet ! enfin j'espère que tu trouveras bientôt qqchose, moi je retourne réviser mes conjugaisons :'(
merci de me comprendre
Ben, oui, j'ai réussi à la maintenir à distance pendant plus de 10 ans, mais déjà, quand elle a su que j'étais enceinte, elle a cru que j'allais devenir sa copine, et même si je me suis empressée de lui faire bien comprendre que non, il se trouve qu'elle est quand même la grand-mère de ma fille ; et depuis sa naissance, je dois bien avouer que j'ai du mal à l'établir, la distance, et que ça commence à me gaver sérieusement.
C'est vrai que c'est complètement hallucinant, et encore, t'as rien vu, ça, c'est juste un échantillon microscopique de ce qu'elle m'a fait endurer. D'ailleurs, ça fera sûrement l'objet d'un prochain billet, parce qu'il y a des trucs qui me sont restés longtemps en travers de la gorge, donc, affaires à suivre...
Sorry Zofia
J'avais pas vu ton commentaire quand j'ai commencé à répondre à Viscose (oui, parce qu'entre-temps j'ai dû aller soulager Babou qui pleurait pour qu'on lui fasse faire un rot... c'est fou ce que c'est glamour, la maternité). Ouais, de toute façon, je pense que la mère Propre a un peu trop bavé, et je crois aussi que MA, elle me balade pour lui faire croire qu'elle s'attelle à la tâche.
Faut que je précise qu'en fait, pour un service rendu par la mère Propre, ça en fait un certain nombre, qu'elle demande en retour (comme j'ai dit, dès qu'elle lève le petit doigt, elle croit qu'on lui est redevable ad vitam aeternam), et ptèt' que MA, elle estime avoir déjà payé son dû, ce que je peux comprendre, dans l'absolu.
Enfin, bon, pour tout dire, ma belle-mère, dans son genre, elle a pas inventé le fil à couper le beurre, non plus, mais comme elle est mesquine, impossible de savoir si elle y croit vraiment ou si elle me balade, elle aussi. Mais de toute façon, à la rigueur, je crois que je préfère galérer mais m'en sortir par moi-même plutôt que "grâce à elle", sinon, j'ai pas fini d'en entendre parler.
là-dessus je crois que t'as raison, si déjà elle "te fait payer" quelques trucs, c'est pas fini si elle te trouve un boulot !
Sinon, j'ai essayé de t'envoyer un mail mais un mail d'erreur qui revient donc voilà je me demandais comment je pouvais faire :)
Ben, je sais pas trop... ah, je viens de voir qu'il y a écrit hotmail.com, mais c'est peut-être hotmail.fr, si toutefois ça change quelque chose...
j'ai réessayé avec le .fr on verra bien ;)
erf...
Bah ça c'est vraiment un drôle de piston dis-donc! Dans le genre dialogue farfelu à deux balles on bat un record! Tu viens pour un boulo, et te fait un plan d'assistance sociale, lol!
Par contre, j'ai vraiment l'impression que trouver un travail en bibli c'est galère partout... Je compte bien passer mon concours, mais j'essaie quand même de mettre un pied dans celle où je suis en stage, j'ai postulé en disant que je suis dispo pour n'importe quel poste. En plus, il y a un sérieux manque de personnel, et l'administration veut attribuer une place à une dame qui a de gros problèmes au dos... Dans la bibli les collègues sont pas emballés, et moi je suis très bien vue... Je sais pas si ça peut suffire, mais je crois que je vais aller jusqu'à prendre rdv avec le maire, NA!
Halala... qu'est-ce qu'il faut pas endurer par amour des livres et de la culture hein...
Et oui, le monde du travail est une jungle semée d'embûches... enfin, je désespère pas, mais je crois que je m'en sortirai sans ce piston bidon...
Pour la bibli, tu peux déjà commencer par envoyer une candidature à la mairie en précisant que tu es en stage, avec une recommandation de ta supérieure pour appuyer, et puis aller voir le directeur (ou la directrice) de ta bibli pour lui dire que tu es intéressée.
S'ils n'embauchent que sur concours, ils peuvent peut-être te prendre en tant que contractuelle en attendant que tu l'aies. En tout cas, ton enthousiasme fait plaisir à voir, moi je suis devenue assez amère de ce côté-là, alors kyembé rèd pa moli !
waouh
quelle histoire... mais pr te rassurer j'en ai un lot complet aussi de faux plans pourris, les gens qui font genre de te pistonner, qui jouent les gens qui connaissent des personnes hauts placées et en fait que dalle...
waouh
quelle histoire... mais pr te rassurer j'en ai un lot complet aussi de faux plans pourris, les gens qui font genre de te pistonner, qui jouent les gens qui connaissent des personnes hauts placées et en fait que dalle...
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