Life in ze City

me myself and my sweet banlieue pourrie

19 février 2009

médite là-dessus

"La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder."

Victor Hugo (Tas de pierres)

Posté par Sunny Clainville à 09:51 - no comment... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2009

confessions d'une femme dangereuse

Rapport au comm d'Eve sur le billet précédent, je réalise que je manque à tous mes devoirs ; en effet, blogpotàouam, je me dois de porter à ta connaissance une information capitale, de première importance, même, puisque ça va sûrement changer le cours de ta vie comme ça a changé le cours de la mienne (comment ça, tu t'en fous de ma life et tu rêves pas de moi la nuit ?... ben écoute, tu fais ce que tu veux, hein, si t'as envie de rêver de moi en pleine journée, c'est toi que ça regarde, après tout).

Alors fidèle à moi-même, je m'en vais te faire sur-le-champ une petite (bon d'accord, ptèt' pas si petite que ça, mais joue pas sur les mots, je suis plus forte que toi à ce jeu-là) digression dont j'ai le secret, puisque je sais que tu l'attends avec impatience à chacun de mes billets, même si je dois bien reconnaître que mes billets se font rares depuis quelques mois. Mais j'ai une excuse en béton ; c'est que je voudrais bien t'y voir, toi, à gérer à la fois un marmot, une vie de couple (oui, bon, la mienne est réduite à néant, mais c'est pas grave, c'est pour le principe), un foyer (donc popote, lessive, rangement et tout le bastringue), une reprise d'études, peut-être un job ET un blog tenu régulièrement en plus de tout ça. Personnellement, j'en connais qu'une qui est assez balèze pour mener tout ça de front, c'est La Peste, et cerise sur le gâteau, ses articles, c'est de l'or en barre. Mais ça sert strictement à rien que je te raconte tout ça, puisque son blog, tu le connais déjà par cœur de A à Z, n'est-ce paaaaaas ?...

Voilà, donc avant même d'embarquer, je t'ai déjà fait voir du pays, et je sais que c'est pour ça que tu m'aimes, quoi que t'en dises. Et je m'en donne à cœur joie, puisque moi, je kiffe sortir des sentiers battus quand je voyage (et aussi quand je voyage pas, mais là on s'éloigne du sujet et de la métaphore, alors m'interromps pas, s'te plaît, sinon on est pas près d'arriver). Donc, voilà l'itinéraire d'aujourd'hui : départ de Paris, arrivée à Dakar, avec escales à Bangkok et Sidney et correspondance à Montréal, pis si on a le temps on passera ptèt' par La Havane, aussi. Bref. Allons-y. Départ de Paris : tu sais déjà que j'ai déménagé, mais avec le Geek, donc la mort dans l'âme.

Première escale, Bangkok : d'après l'INSEE, paraîtrait qu'environ un mariage sur deux se termine par un divorce. Oui, ben en même temps, si y a pas de divorce, il se termine pas, le mariage, hein… Et dire qu'on paie ces mecs je-sais-pas-combien pour qu'ils nous balancent des demi-évidences à moitié pleines, pendant que moi, je me fais chier avec un statut bâtard mi-chômeuse, mi-étudiante et que du coup, ben j'ai droit à que dalle. Ouais, oh, c'est bon, je rigole, hein, fais pas cette tête, toi le lecteur égaré sur mon blog qui bosse à l'INSEE et qui gagne ton salaire à la sueur de ton front. Enfin je ris à moitié, j'avoue. Si si, je te jure, à moitié, ça veut dire avec une seule des deux mâchoires pendant que l'autre fait la tronche, ce qui fait qu'en somme, je ris complètement jaune.

Deuxième escale, Sidney : non, parce que figure-toi qu'en théorie, les statuts chômeur et étudiant, ben c'est pas compatible ; ça rentre pas dans les mêmes cases, pour nos glorieux statisticiens. Or moi, je suis les deux quand même. Ben ouais, je suis inscrite à l'ANPE et je touche des clopinettes d'assedic, à savoir en moyenne 280 euros par mois ; mais en même temps, je prépare le CAPES et pour ce faire, je suis inscrite à l'IUFM et à la fac, logique. Et comme je suis chômeuse indemnisée des clous jusqu'en mars et pas un mois de plus, je peux pas prétendre aux bourses étudiantes. Mais comme je suis étudiante, j'ai pas droit au RMI non plus… No comment… Enfin si, qu'on vienne pas me parler d'assistanat, après ça, sinon je tire dans le tas, z'êtes prévenus !

Petit détour, La Havane : si environ un mariage sur deux se termine par un divorce, le mien devait se terminer soit par un divorce, soit par un meurtre. Le truc, c'est que j'ai pas encore trouvé la recette du crime parfait, à savoir pas de corps, pas de preuve, pas de crime. Pourtant, un de mes webpotàouam, connu sur un forum trop génial sa race avec tout plein de gens cools (si si, je te jure, ça existe, je sais que ça paraît incroyable, comme ça, moi aussi j'en doutais fortement, mais j'ai bien été obligée de me rendre à l'évidence ; les gens chouettes existent encore, seulement ils se planquent, ben ouais, ils ont compris, eux, et appliquent ce vieil adage plein de bon sens : pour vivre heureux vivons cachés… surtout dans ce monde de merde… bref), ce webpotàouam, donc, qui est une sorte d'inventeur fou de trucs et bidules en tous genre, tellement geek que j'y comprends rien quand il me cause informatique, fana d'explosifs et connaisseur en matière d'empoisonnement à ses heures perdues, m'avait pourtant bien filé une recette infaillible, un jour. Seulement voilà, le procédé en question n'était pas réalisable par ma petite personne, parce que moi, j'ai pas de connaissances suffisamment étendues en chimie pour ça et qu'en plus, ce fameux procédé représentait un danger potentiel pour d'autres gens, à commencer par Babou, donc niet de chez niet.

Ben oui, t'as compris que moi, quitte à donner dans le meurtre de sang-froid, quitte à me convertir et à devenir une serial killeuse, je serais plutôt du genre à Dexter, à savoir propre, net, sans éclaboussures, et surtout sans toucher un cheveu d'un innocent. Et puis, pour tout te dire, y'a ptèt' une psychopathe qui sommeille en moi, mais j'ai quand même une conscience, et ptèt' même un cœur, et je sais ce que c'est que de grandir sans son père, donc jamais au grand jamais je ne voudrais ni ne pourrais imposer ça à ma fille. Son père tient peut-être une sacrée couche quand il s'y met, mais c'est son père, elle en a pas d'autre… Nanméoh ! Tu crois ptèt' que je t'ai pas entendu murmurer dans ta barbe, là ?! Dis pas de conneries, je sais même pas la gueule qu'il a, le facteur, 'spèce de naze !!!

Re-bref, ou ptèt' re-re-bref, je sais plus trop à combien j'en suis, là ; toujours est-il que comme je te le disais plus haut, j'ai emménagé dans ce nouvel appart' avec le Geek, la mort dans l'âme. Sauf qu'un certain soir du début du mois de décembre, y'a vraiment failli y avoir un mort dans mon foyer. Encore un de ces soirs où il m'avait fait sortir de mes gonds en me tenant son discours récurrent comme quoi je suis une insociable (je suis pas insociable, j'aime pas les cons, nuance, c'est quand même pas de ma faute si le monde déborde de cons en tous genres), feignasse (je suis pas fainéante, j'aime bien me la couler douce, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est fatigant d'être actif), incapable (je suis pas une incapable, je suis une rêveuse, nuance, c'est quand même pas de ma faute si travailler c'est trop dur), et tarée pour couronner le tout (je suis pas tarée, je suis borderline, nuance, c'est quand même pas de ma faute si c'est trop moche, la réalité)…

Voilà, j'avoue, il s'en est fallu de peu que je lui rentre dedans, au Geek, face à sa mauvaise foi légendaire (comment ça, moi aussi je suis de mauvaise foi ?... ouais mais nan, moi c'est pas pareil d'abord !) ; mais compte tenu du fait que c'est quand même le père de ma fille et que la psychopathe qui sommeille en moi est raide dingue de sa mouflette, de ce phénomène qu'il aurait fallu inventer si elle existait pas, de cette tête de mule pire que sa mère (ça promet…), donc, disais-je, Mr Hyde parti pour rentrer dans le lard du Geek, Dr Jekyll a finalement repris le dessus sur mon alter ego sanguinaire, m'a fait dévier de ma route et me diriger tout droit vers notre chambre, pour aller vider son placard.

Mesdames et messieurs, nous atteignons notre destination et sommes sur le point d'atterrir à l'aéroport de Dakar, température au sol 32 degrés ; veuillez donc boucler vos ceintures, éteindre vos portables et vos cigarettes… et puis nan, fais comme tu veux, après tout, moi j'en allume une au moment où je te parle, bref, nous y voilà, donc : le Geek, ben je l'ai foutu dehors ! Tu me diras, c'était pas la première fois que je tentais le coup, mais je sais pas pourquoi, cette fois, il s'est exécuté. Il a dû voir que je plaisantais pas, mais alors vraiment pas. Et tu veux savoir la meilleure ? Comment ça, non ?... Bon, t'arrête maintenant, hein, tu vas pas me faire le coup à chaque fois que je demande si tu veux savoir quelque chose ; je t'ai déjà dit cinquante fois qu'en fait, tu veux savoir, mais que tu sais pas encore que tu veux savoir, c'est tout… Donc la meilleure, dans l'histoire, ben c'est que depuis ce moment-là, on arrive enfin à se parler sans finir par s'engueuler comme des chiffonniers.

Donc ayéééé !!! Je suis une femme libre !!! Bon, du coup, je suis une femme libre, mais pauvre, et d'ailleurs cette année, les courses de Noël pour moi, ça a vraiment pas été Walt Disney Night Fever Time, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas eu de courses de Noël ; ben ouais, quand on est pauvre, on a pas les moyens de courir les magasins pour faire des tas de cadeaux dans tous les sens ; quand on est pauvre, on fait un ou deux cadeaux à sa gosse, un petit truc histoire de marquer le coup à ses parents, et ça s'arrête là, et encore on s'endette pour ça. Mais je m'en fous, je suis une femme libre !!!

Une femme libre, sans place en crèche et même sans mode de garde du tout pour sa gamine puisque M'man a repris le boulot (à part deux demi-journées par semaine qu'elle passe à la halte-jeu), qui prépare le CAPES et donc qui peut plus suivre ses cours, tellement pauvre qu'elle se demande tous les jours de quoi demain sera fait et comment elle va pouvoir assurer pour elle et sa môme un toit sur la tête et à manger dans les assiettes (quelle poète !), ce qui, comme le disait Eve, fait de moi, je crois qu'on peut le dire, une grosse malade mentale, et même pire, carrément bonne à interner, la Sunny Jekyll… Ben il paraît que l'espoir fait vivre, hein… Me suis toujours demandée si c'était pas plutôt le fric, mais bon, je vais pas commencer à régler leur compte aux vieux proverbes, adages et vérités toutes faites en tous genres, parce que je crois que ce billet est déjà bien assez long comme ça, et parce que ce n'est pas l'objet de mon propos du jour, mais j'y reviendrai, un de ces quatre.

Oui, parce qu'à la base, le but de ce blog, c'était pas de raconter ma life on line, et aussi parce qu'à défaut de pouvoir me triturer la cervelle en cours avec des questions philosophico-socio-linguistico-métaphysico-littéraires, ou en d'autres termes, à défaut de pouvoir m'adonner à cette branlette cérébrale que malgré tout je kiffe (ben ouais, hein, y'a pas de mal à se faire du bien…), je me dis que ce serait pas plus mal que je réfléchisse un peu à certaines questions sociales, politiques, relationnelles ou existentielles, histoire de me dérouiller un peu les neurones et de redonner à ce blog son fil directeur initial : pourquoi et comment… D'une pierre deux coups. Mon prochain billet portera donc sur les implications socio-économiques du réchauffement climatique dans le développement psychomoteur des bébés castors en Laponie… Et oui, j'ai décidé de faire des choses constructives, dans la vie, maintenant ; et même que si j'ai pas mon concours, j'envisage sérieusement de m'enrôler dans je sais pas quel groupe révolutionnaire dans je sais pas non plus quel pays totalitaire, pour être fidèle à mes idéaux et servir une noble cause. Ou alors, je pense aussi à me prostituer sur second life… Dans le genre pute de luxe, quoi, gros clients, grands hôtels, robes de créateurs,  bijoux plus chers que ta bagnole…

Là, je dois dire qu'entre crapahuter en rangers et treillis dans je ne sais quelle forêt ou montagne tropicale avec un bazooka sous le bras et siroter de la Veuve Clicquot les orteils en éventail dans une paire de chaussures qui vaut le montant de ton PEL, mon cœur balance… Mouais bon… En fait je crois que je porte mieux les rangers que les talons aiguilles hors de prix, et je crois aussi que j'aurai plus de compétences et de savoir-faire comme révolutionnaire que comme poule de luxe ; ben ouais, moi je bois pas des demi-verres de pinard, je mange tout ce que je peux avec les doigts, et d'ailleurs je sais pas à quoi servent les trois autres paires de couverts, surtout quand dans ton assiette, t'as deux mini-carottes et quatre petits pois pour dessiner la tête à Toto… Et même là, je trouve que ce serait plus facile de dessiner le Geek avec la tête au carré.

Posté par Sunny Clainville à 14:21 - my life on line - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2008

il serait peut-être temps...

- que je ponde quelques billets dans ce blog honteusement délaissé par ma petite personne archi-overbookée (hum... oui bon... presque...)

- que je me mette à bosser vraiment pour préparer ce foutu CAPES, parce que mine de crayon, quand même, ça fait deux mois que les cours ont repris

- que je trouve un mode de garde fixe pour Babou parce que depuis deux mois que les cours ont repris, je suis régulièrement obligée de rester chez moi, quand M'man est malade par exemple, puisque c'est elle qui la garde pour l'instant ; surtout que M'man, elle va reprendre le boulot bientôt

- que je finisse d'installer mon appart' monté en kit, parce que ma petite cervelle maniaque manque d'imploser à chaque fois que se présente à moi l'image d'un Noël au milieu des cartons

- que je divorce parce que quand ça rime plus à rien, ben ça rime plus à rien, quoi...

- que j'ouvre le courrier qui s'accumule depuis heu... ben depuis... ouais, au moins ça

- que je fasse du ménage dans mes liens parce que certains ne sont plus à jour (ah... t'avais remarqué, toi aussi...), et parce que dans ce blog, y'aurait bien besoin d'un petit ravalement de façade, d'un petit coup de peinture, de pousser les meubles, de redisposer les pièces, etc... ouaip, ça ferait pas de mal

- que je remplace la corde pétée de ma guitare et que je m'y mette, puisque les économies pour mon synthé ont été englouties dans les dettes, le déménagement, les transports, la bouffe quand je suis à la fac, les clopes, les rares sorties que j'arrive à me faire les jours de miracles bénis des dieux de la picole, tout ça tout ça, quoi

- que j'envisage sérieusement un jour de passer mon permis

- que je me rachète un chargeur pour mon portable parce que j'ai certains coups de fil à passer et que bien sûr, c'est pas que je ne sois pas un génie, mais des fois, je me fais des shampooings à la camomille, du coup mes neurones tournent un peu carré, et me font faire des trucs totalement stupides, comme d'enregistrer tous mes numéros dans le téléphone et pas sur la puce... oui, parce que j'ai bien un téléphone de remplacement, mais sur ma puce, j'ai que trois ou quatre numéros qui se battent en duel ;
et comme mon chargeur est HS et que j'ai jamais la bonne idée de mettre mes numéros dans un vrai calepin, ben voilà, t'as saisi le problème...

- que j'arrête le shampooing à la camomille, conséquence directe du problème susmentionné

- que je rattrape un peu mon retard de lecture dans les blogs de mes blogpotàouams, parce que mea-culpa-j'ai-vraiment-trop-honte-je-dirai-mon-pater-noster-mais-je-connais-que-celui-de-Prévert

- qu'Idealman se décide à me faire signe parce que c'est pas que je m'impatiente, mais je commence à trouver le temps long, et puis ma patience a des limites ; pis faut pas déconner non plus, c'est quand même pas moi qui vais aller le chercher, faut pas pousser mamie, hein

- que je m'inscrive à la danse, parce que là aussi, ça fait deux mois que les cours ont repris et que maintenant que j'ai enfin reperdu tous les kilos de ma grossesse, j'aimerais bien aussi reperdre ceux que j'avais pris avant... (et oui, voilà, je te l'avais jamais dit mais maintenant je m'en fous, je peux le crier sur les toits qu'il me reste plus que cinq kilos à reperdre pour rerentrer dans mes vieilles fringues taille 38 que-j'ai-pas-encore-virées-puisque-je-garde-tout-et-n'importe-quoi, nananèèèèèreeeeeuuuu... ouais bon, cinq ou six ou sept ou huit, on va pas chipoter, hein !)

- que je me remette un peu à écrire et que j'envoie des trucs à des concours de nouvelles, et que je rencontre des super zikos qui kifferaient grave mes textes et qui les mettraient en musique, et que ça déchirerait tellement sa race que les plus grandes stars internationales se les arracheraient ; ben ouais, parce que c'est pas tout ça, mais faudrait que je me dépêche un peu de devenir riche et célèbre, vu que je rajeunis pas (pffffff, c'est dingue, ça, tout fout le camp ma pauv' Lucette, v'là qu'on vieillit, maintenant, non mais où va le monde, franchement)... pis comme ça, je pourrais m'inscrire à la danse, divorcer, passer mon permis, me racheter un chargeur, déménager, m'acheter un piano, faire garder Babou, acheter des cadeaux de Noël, finir de rembourser tous les prêts rubis sur l'ongle, prendre des cours de chant et de musique et devenir moi-même une star internationale auteuse-compositeuse-interprète, payer quelqu'un pour ouvrir mon courrier et faire mon ménage et installer mes meubles ; et tout ça, ça me ferait passer le temps en attendant qu'Idealman se bouge le cul...

 

Aïe !!! Merde... je suis tombée de ma branche...

 

 

 

 


Découvrez John Coltrane!

Posté par Sunny Clainville à 13:39 - my life on line - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2008

médite là-dessus

"The only thing constant in the world is change".

India Arie (Growth)

Posté par Sunny Clainville à 03:27 - no comment... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2008

I will survive

Comme je disais précédemment, j'ai bouffé du lion ; ça va vachement mieux. Bon, je m'emmerde toujours avec mon crétin de Geek, j'en ai toujours ma claque de jouer la parfaite (pas tant que ça) môman au foyer, j'ai toujours pas de taf, j'ai toujours pas acheté mon synthé, et t'façon, c'est pas demain la veille, mais tant pis. Finalement, j'ai de la ressource, c'est juste que des fois, je l'oublie. Mais là, ras-le-bol de la déprime ! Cette connasse, je lui ai fait un sort, je lui ai réglé son compte, parce que j'ai pas que ça à faire non plus de déprimer. Et en plus, j'ai fait mon ménage et je m'occupe de ma paperasse, et puis Babou vient de fêter son premier anniversaire, donc ça m'a redonné un coup de jeune au moral.

Crise de foi ? Touchée par la grâce divine ? Ben manquerait plus que ça !!! Tu m'as bien regardée, ouais ?! Nan nan nan, rien de tout ça, t'façon depuis le temps, tu le sais bien, blogpotàouam, que les bondieuseries et moi, ça fait au moins 40. Ben ouais, moi je suis fâchée avec Dieu ; lui et moi, on a des comptes à régler, et j'ai décidé que j'y croirai pas tant qu'il aura pas mis cartes sur table ! Plaît-il ? Je blasphème ? C'est quoi ce truc-là ? Non mais sans déc', je m'en tape puisque j'y crois pas. Sans foi ni loi, faut pas oublier, à part la mienne, de loi. Bref.

Je t'avais dit, y'a un moment déjà, qu'il y aurait peut-être une suite à cette histoire-là, et que la maire adjointe avait des vacations à me proposer pour le rush des élections. Bon, ben j'ai appelé, et je suis encore tombée sur sa grognasse de secrétaire qui a fait barrage, et après, plus de nouvelles. Et puis, peut-être un mois plus tard, v'là-t-y pas que la mère propre (la môman du Geek, pour les retardataires) appelle à la maison ; moi, je lui réponds jamais, c'est son fiston qui s'y colle, hein. Normal, après tout, puisque la mère propre, c'est pas ma cop's. Ben figure-toi qu'elle lui sort comme ça qu'elle a eu MA en ligne et qu'il faut que je rappelle... encore !!! Non mais elles en ont pas marre, de se foutre de ma gueule, ces deux-là ?! Elles ont vraiment cru que j'avais fait une overdose d'eau oxygénée, ou bien ? Donc moi, je vais te le dire comme je le pense : fuck la mère propre et MA et leur job merdique à deux centimes de franc et leurs prises de chou à la mords-moi-le-noeud !!! Rien à péter de ses vacations de merde, t'façon les élections sont passées ; moi, je m'inscris à l'IUFM, et la mairie de Sunnybledplage, je veux même plus en entendre parler !

Sinon, grande nouvelle : je déménage ! Bon, là, si j'en reste là, tu vas te dire "ah ben ayé, enfin elle claque la porte, elle se tire, elle quitte le Geek, victoire, libération et noyeux joel !!!" Ben même pas. En fait le truc, c'est qu'on vit en HLM, dans un 2 pièces (ben ouais, blogpotàouam, je sais que toi, tu le sais déjà, mais comme t'as pu remarquer, y'a des pitits nouveaux depuis quelques temps parmi mon nombre incroyable de lecteurs... sérieux, des fois, lecteur, tu frises la quarantaine de gens du web, mais comme tu le sais, moi je préfère les petits comités de gens que je kiffe vraiment plutôt qu'une foule d'admirateurs en transe inconnus de me, de myself, et de I ; élémentaire, mon cher Watson) ; et pendant ma grossesse, on a donc fait une prière au dieu HLM pour qu'il nous accorde un 3 pièces ; pis ben, voilà, notre voeu a été exaucé récemment. Donc on déménage, en fait. Ironie du sort, me voilà en train de préparer un déménagement pour quelque part où on va tous les 3, alors que j'aimerais foutre le camp de mon côté avec ma gosse. Oui, je sais, c'est triste. Mais bon, on va pas en chier une pendule, hein, parce que comme je t'ai dit, là maintenant tout de suite, marre de la déprime.

Donc on déménage, en plus dans un quartier que j'aime pas (le quartier de ma grand-mère, où j'ai déjà fait quelques séjours de quelques mois, une fois quand j'avais 20 piges et que je me suis tirée de chez ma mère, et une fois y'a bientôt 4 ans, quand j'ai quitté le Geek, enfin bref, ptèt' que je te raconterai ça, un jour) ; donc ce quartier, je l'aime pas. Pourtant, c'est un truc tout neuf, mais vivre dans ce quartier, ça me gonfle grave, parce que tu vois, c'est pas le bronx, non plus, mais c'est le quartier téci, quoi ; le coin de la ville qui est cerné par 3 points cardinaux de barres interminables. Le coin où pour avoir l'impression d'être enfin sortie de ta cité, ben tu marches une petite demi-heure, quoi.

Et la "résidence" (ben ouais, quand c'est tout-beau-tout-neuf-lavé-avec-mir-laine, on appelle ça résidence, c'est pour pas faire flipper les nouveaux proprios ; oui, parce que dans cette résidence, y'a un seul et unique immeuble HLM, donc en location ; tout le reste, c'est de la propriété privée) dans laquelle nous allons habiter, elle a été construite à la place du ghetto, en gros. Le truc où tu pouvais pas attendre quelqu'un sur le parking sans te faire agresser, au moins verbalement, si t'étais pas de la téci. Le coin où, y'a encore quelques années, des fois la nuit, t'entendais fuser des coups de feu... Ben ce truc, ils l'ont rasé, et à la place ils ont fait cette espèce de résidence soi-disant standing pour nouveaux Sunnybledplagiens bourges... au beau milieu des quartiers les plus populos de mon bled, mais bref. C'est pas le fait que le quartier soit populo, qui me dérange (ce serait renier mes origines sociales, et puis ce serait l'hôpital qui se fout de la charité) ; mais c'est que dans ce quartier populo, y'a des gens cools, mais y'a aussi des vrais petits cons, des vraies petites frappes, et des vraies racailles qui décrètent pour un oui ou pour un non que tu les a regardés de traviol.

Enfin, je m'en tape, de toute façon, j'y resterai sûrement pas plus de 2 ans. Ben oui, parce que j'espère bien que dans 2 ans, j'aurai eu mon concours, divorcé et re-déménagé, mais sans le Geek, cette fois. Et en attendant, ben je commence à songer le plus sérieusement du monde à m'inscrire au yoga, à défaut de devenir croyante (faut pas déconner non plus, hein), histoire d'avoir ma paix intérieure et de pas me passer la rate au court-bouillon pendant le temps qui me reste encore à supporter mon coloc-géniteur. Mais moi je te le dis, la force est avec moi, même si c'est celle du côté obscur, je m'en sortirai. Et ouais, Sunny is not dead !!!

Posté par Sunny Clainville à 20:21 - my life on line - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2008

the retour of me (ça va faire mal au cul des connards) !!!

Ben ouais, j'ai bouffé du lion, ces derniers temps, alors ça y est, maintenant, je montre les crocs. Et le premier que je vais bouffer, ben c'est toi, espèce de gros dégueulasse, toi et tous tes acolytes psychotiques et pervers, vous donc, qui atterrissez sur mon blog par je ne sais quelle opération du saint googole en tapant des mots-clés à la con. Jusque là rien d'exceptionnel, tu me diras, sauf que certains de ces mots-clés, ben ils sont tellement crades que ça me file la gerbe ; et d'ailleurs, je te gerbe dessus puisque t'aimes les trucs bien dégueus, et même, je te ch...rais bien dessus aussi, si j'avais pas peur que t'y prennes un certain plaisir, espèce de dégénéré-du-gland-mou-de-la-bite-impuissant-de-la-branlette !!!

Alors une bonne fois pour toutes, après je reviendrai plus sur tes immondices, parce que leur place, c'est au fin fond de la décharge ; et parce que c'est t'accorder beaucoup trop d'honneur et de crédit, de le faire déjà rien qu'une fois ; mais tellement que ça me dégoûte, faut que je te remette les points sur les i, parce qu'en plus, tes putains de mots-clés, ben c'est loin d'être la première fois que je tombe dessus. Et comme t'as pas l'air de comprendre, puisque t'y reviens, ben faut que je t'explique. Alors non, ici, jamais, même pas en rêve, et même pas dans mes pires cauchemars, tu ne trouveras ni photos ni vidéos ni quoi que ce soit d'autre concernant des "gamines asiatiques pleines de foutre", connard ! Et tu peux dire à tes cop's aussi, qu'ils trouveront pas non plus ni photos ni vidéos ni quoi que ce soit concernant la "sodomie sur des filles de 14 ans", bande de couilles-molles !!! Et encore moins de photos ou de vidéos ou quoi que ce soit concernant le "sexe avec de très jeunes enfants", bande de merdeux !!! Ni rien concernant aucune "gamine en string" ni aucune gamine quelle qu'elle soit, d'ailleurs ! Et au passage, j'en profite aussi pour préciser qu'ici, il sera pas question de trip SM, de femmes mûres, de lesbiennes, ou en tout cas s'il en est question, ce sera sûrement pas dans le sens qui t'arrangerait ; enfin, ça, à la rigueur, chacun son truc ; c'était juste une précision.

Mais toi et tes potes qui prenez votre pied à mater des gamines derrière un écran, je vous emmerde, et même je vous enculerais bien avec un gode king size, tiens, histoire de vous apprendre !!! Tu trouveras rien de ce genre ici, alors passe ton chemin, je veux rien avoir à faire avec toi, espèce de pédophile tordu du zob. Pis merde, tiens, tu me gonfles, tu mérites même pas que je m'énerve, parce que tu sais quoi ? T'as pas de couilles, t'es qu'une pauvre larve nauséabonde et indigeste, t'es même pas un homme ! Tu mériterais qu'on t'emmène de force chez le véto pour qu'il te castre, espèce de barbare pire qu'un bestiau !!! Alors arrache-toi de là, dégage de mon univers, tu me pourris mon oxygène, enfoiré de ta race !!!

Posté par Sunny Clainville à 21:37 - ça m'vénère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2008

peine capitale

Episode dépressif aigu. En ce moment, j'arrive pas à aligner trois phrases correctes. Je déprime. Grave. Pfffffffff... putain de page blanche... Je jette des mots, j'efface, je recommence, j'arrête, je garde pour plus tard... Semaine insomniaque, marche au radar, envie de me planquer toute la journée sous la couette, rideaux fermés, mais Babou est là, alors, j'accroche un sourire à ma face, mais je m'occupe d'elle comme un zombie. M'envoie des pétards plein la tronche dès qu'elle est couchée et traîne sur des forums de discussion pour me vider la tête et pas penser à ma vie qui fout le camp à toute allure et que je pige plus rien... fais pas le ménage, rappelle pas les gens, remets toujours au lendemain... marre d'être tout le temps dépassée par les événements, de me noyer sous les couches, les biberons, les dents, le bain, les horaires, le linge qui envahit la cuisine, la vaisselle qui s'accumule dans l'évier, pfffffffffffffffffffffffffffffffffff....................

Remise en question globale. Mon Myspace, à la base, c'était pour publier mes textes ; mais plus j'écoute la musique que j'aime et plus je me dis que finalement, mes textes, ça vaut vraiment pas grand-chose. Et tu me croiras ou pas, blogpotàouam, mais même si je suis là, à me la jouer genre "je m'en cogne de ce que les autres pensent de moi", ben telle que tu me vois là, je suis tout simplement pétrifiée, mais morte de trouille de chez morte de trouille. Là, je me sens à peu près comme si on m'avait plantée sur une scène avec des milliers d'yeux braqués sur moi, et qu'on m'avait demandé de les chanter, mes textes. Encore mieux, avec une gratte dans les mains alors que je sais pas en jouer... Je te jure que je suis dans mes petits souliers. J'y vais même pas à reculons, j'ai qu'une envie, c'est de prendre mes jambes à mon cou.

Pis, ce blog, là, je sais plus... comme je peux pas écrire, y'a des jours où je me demande si je ferais pas mieux de le suicider, tiens. Et voilà que mes vieux démons me rattrapent. Le sempiternel "je finis jamais ce que je commence". Des fois, je vais te pondre des pages et des pages tous les jours, et des fois, je vais mettre des semaines à aligner 2 paragraphes. En plus, ça me plaît pas que ça s'intitule "Sunny" ; et je veux pas non plus inverser, parce que je veux pas non plus que ça s'appelle "Life and the city", y'a assez de "machinchose and the city" qui fleurissent sur le net. Mais là aussi, les idées restent désespérément absentes. Je crois que ce blog est définitivement condamné. Reste à savoir si je vais quand même décider de le grâcier. Bref... Ras-le-bol.

Et c'est dramatique, parce que même quand j'ai le cafard et que je vois tout en noir, y'en a toujours qui en parlent beaucoup mieux que moi. Sauf que voilà, c'était à prévoir, la chanson que je voulais prendre sur deezer pour la bande son, ben ça marche pas. Putain, j'ai vraiment pas de bol ! Du coup, je suis obligée de te coller une vidéo et je sais pas pourquoi, mais ça aussi, ça me fait grave chier. Pourtant, quand je me suis réveillée ce matin, il faisait beau et il avait neigé. Bah... allez, demain ça sera ptèt vraiment vachement mieux (décidément, Higelin...)

(message perso à La Peste : bon, tu dois te demander si c'est pour aujourd'hui ou pour demain ; je t'ai pas oubliée, et je crois même pouvoir affirmer que cette fois, c'est vraiment pour demain, mais bon, tu vois, euh... il me faut le temps de me réveiller, quoi...)

Posté par Sunny Clainville à 11:57 - my life on line - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2008

étranger aux vérités premières

Dans cette nouvelle catégorie, j'ai envie de te parler des gens que j'aime bien, ou que je kiffe grave, ou que j'admire, ou que je respecte pour une raison ou pour une autre ; écrivains, musiciens, acteurs, comiques, bref, des gens que j'ai à la bonne, qui sont dans mes petits papiers, quoi... D'où le nom de cette catégorie... Ah, d'accord, t'avais compris, pardon... Alors pour inaugurer mon nouveau tiroir, ben je vais te parler d'un incontournable de ma collec', d'un habitué de mes fins de soirée imbibées, de quelqu'un que j'idolâtre, pour sa musique, mais aussi pour ce qu'il dit, pour ce qu'il pense, pour ce qu'il est : j'ai nommé le grand Jacques Higelin.

Pourquoi j'aime Higelin ?... Ben, parce que ce mec est un génie, pour commencer. T'en connais beaucoup, toi, des gens qui s'attaquent à n'importe quel genre musical et qui le font bien ? Il a des chansons vachement rock'n'roll, d'autres où ça groove grave, des rythmes chaloupés et ensoleillés, des ballades qui font presque pleurer... La musique qu'il fait, c'est exactement le genre de trucs que j'aurais aimé savoir faire. Je vais pas te mentir, j'admets tout de suite que je m'inspire beaucoup de lui dans mes textes (de "chansons", tu te rappelles de ça, quand même... bon, c'est vrai, tu les a encore jamais lus, mais le projet est à l'étude... ben oui, tu crois que je me suis fait un MySpace juste pour le fun de perdre encore plus de temps sur le net, ou quoi ?! Et qu'est-ce que j'attends, au juste ?... mais, euh, bon, là, on est pas là pour parler de moi, d'abord !)

J'aime Higelin parce qu'il est "étranger aux vérités premières énoncées par des qu'ont jamais touché le fond de la misère", parce que "dieu seul sait qui, le diable sait quoi, mais ils me le diront pas", parce que "paraît que le bon dieu s'est flingué quand il a appris que dans la misère, l'homme était un loup pour son frère, et que ce con-là avait pas l'air de le regretter", parce que "beau beau ou laid, le monde est tel qu'il est", parce que "si t'as pas la capacité d'affronter ma réalité, faudra que tu te casses de mon trottoir tôt ou tard", parce que "des fataliste, des pessimistes, des arrivistes qui vont nulle part", parce que "tu es la beauté que j'adore car elle m'a appris à aimer et à comprendre la laideur, qui est le miroir où je peux contempler ma vérité", parce que "léger vague à l'âme, signe d'une flemme incurable, coupable d'avoir déclenché la malignité d'un esprit doué pour la paresse, god bless you, le travail me blesse, se remuer les fesses pour une poignée de sous, sous-fifre, sous-chef, souffre-douleur en dessous de tout", parce que "comme s'il ne savait pas qu'en allant à gauche et en faisant le tour, on revient forcément par la droite", parce que "c'est dur aujourd'hui peut-être, demain ce sera vachement mieux", parce que "la loi du grand amour est rude pour qui s'est trompé de chemin", parce que "la liberté de choisir l'étendard de tes futures désillusions, le temps de crever avec et de te sentir vraiment tout con devant le regard innocent d'un enfant qui se réveille et qui, dans un sourire, te fait l'amour, sans même savoir ce que c'est"...

Bref, t'as compris que je pourrais te citer pratiquement toutes ses chansons intégralement, tellement je trouve que ce mec est un poète, un sage, un philosophe ! Et en plus, cerise sur le gâteau, c'est un show-man ; oh, pas dans le sens amerloque du terme, à la Jackson, Madonna, ce genre de trucs, non, lui il te fait des concerts où c'est à la fois convivial et théâtral ; il a le sens de la formule, la langue acérée, l'humour ; il est jovial et généreux, même dans la gravité ; et puis, je sais pas, moi, avec sa voix rauque, avec son air espiègle et désinvolte, avec son vécu et ses idées, avec ses années et ses rides, ben, je le trouve beau. Il a des manières qui me rappellent Loulou, des fois. C'est vrai que je t'ai toujours pas raconté l'histoire de Loulou, mais c'est qu'elle est longue, et comme t'as pu remarquer toi-même, blogpotàouam, en ce moment, ma productivité narrative laisse un peu à désirer...

Revenons à nos moutons ; j'aime Higelin aussi parce qu'un jour, ça doit bien faire une vingtaine d'années, après un cyclone qui avait ravagé les Antilles, y'avait eu pas mal de concerts et de manifestations de soutien diverses et variées. Un fameux soir, un de ces événements rassemblait poètes, penseurs, écrivains, musiciens, et notamment le protagoniste de ce billet, qui avait poussé la chansonnette. Après la soirée, dans une petite ruelle parisienne, Higelin avec 2 ou 3 de ses amis s'achemine vers lui seul sait où, et là, une antillaise avec des dreadlocks lui saute au cou en s'écriant "c'est formidable ce que vous faites, je vous connaissais pas, mais vous êtes extraordinaire !" Un peu surpris mais pas parano et très ouvert, il tape la discut' cinq minutes à cette nana, qui était accompagnée de deux copines, une petite brune et une métisse blonde avec une afro, et d'une môme de 8 ou 9 ans. La métisse blonde qui a fait découvrir Higelin a sa copine antillaise fait les présentations, et arrive donc à cette gamine qui, malgré l'heure tardive, ouvrait de grands yeux émerveillés et admiratifs. Et là, Higelin la laisse muette-bouché-bée-sans-voix en lui disant de sa voix rauque et suave : "salut, mon ange"...

Cette gamine, c'était moi, et c'est ptèt' très con, c'est ptèt' pas grand-chose, que tu te dis, mais bon, déjà, pardon, à 8 ans, j'avais beaucoup trop de responsabilités pour me permettre d'aller me biturer et faire la bringue avec des idoles rencontrées au coin d'une ruelle en pleine nuit ! Bon, tout le monde m'a comprise ?! Alors, c'est ptèt' pas grand-chose, mais figure-toi que moi, j'ai du mal à refermer la bouche aujourd'hui encore ! Ben ouais, c'est pas tous les jours qu'on rencontre une de ses idoles en chair et en os, même si c'est que pour quelques minutes, n'empêche que ces quelques minutes-là, elles restent gravées, tu t'en souviens toute ta vie. Et nan, je suis pas en train de faire ma groupie de base, ce mec est VRAIMENT un génie, ce mec est un super zikos, ce mec a une putain de voix, ce mec a écrit certaines des plus belles et des plus grandes chansons de l'Histoire, ce mec a une intelligence et une richesse humaine malheureusement trop rares, ce mec déchire trop sa race, quoi !

Bon, c'est vrai que je suis pas archi-méga-douée pour les louanges, donc toi qui me lis derrière ton PC connecté à Internet, si tu connais pas Higelin, ben tu télécharges, tu t'isoles et tu te vautres tranquillou avec un verre, un pétard, un thé, un paquet de bonbons ou ce que tu veux, et t'écoutes. Et surtout, t'écoutes AUSSI les paroles ! Exécution, nom d'un petit bonhomme ! Et puis après, si t'aimes, ben t'achètes, quand même, parce que faudrait veiller à ce qu'il puisse continuer de ravir mes petites oreilles délicatement musicales... Voilà, donc moi, je dis : J'aime Higelin ! Vive Higelin ! Longue vie à Higelin ! Achète Higelin ! Vote Higelin ! Higelin président !

Pour la bande-son, j'aurais pu t'en mettre plein d'autres, de mes préférées, comme alertez les bébés, champagne (ah non, celle-là, je l'ai déjà mise... mais si, !), je veux cette fille, banlieue boogie blues, mona lisa klaxon, paris - new york / new york - paris, no man's land, l comme beauté, nascimo, hold tight, coup de blues, encore une journée d'foutue, vague à l'âme, trois tonnes de TNT, beau beau ou laid, l'hiver au lit à liverpool, oesophage boogie - cardiac blues, je ne peux plus dire je t'aime, et encore, j'en oublie les trois quarts... Mais bon, vu que Radioblog marche plus, j'ai pris ce que j'ai trouvé sur Deezer ; enfin, t'façon, c'est pas grave, puisque celle-là aussi, c'est une de mes préférées. Oui, oui, presque toutes ses chansons sont dans mes préférées, et alors ? Je fais ce que je veux, moi, mon petit père, je nique le système, et j'ai des dizaines de chansons préférées d'Higelin si ça me chante !!!

Posté par Sunny Clainville à 12:37 - mes petits papiers - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2008

comment passer une vraie journée de merde

D'abord, tu commences par te lever de vachté mauvaise humeur parce que ça fait des mois que ton sommeil est régulièrement perturbé, entre les nuits où t'as allaité, les nuits où la gosse te réveille toutes les deux heures, les nuits que t'as passé dans le canapé où tu t'es réveillé(e) en ayant l'impression d'avoir pris vingt piges dans la tronche en une nuit tellement t'es cassé(e) de partout, bref, tu dors mal depuis des lustres (et je te parle même pas des insomnies de fin de grossesse, de la nuit où j'ai accouché, ni des trois nuits à la maternité où tu dors peut-être, allez, à tout casser une petite centaine de minutes, tout mis bout à bout) et ça commence à te ravager sérieusement le moral. Donc, tu te lèves du mauvais pied, mais le pire que tu puisses poser sur le sol au réveil, tu vois le genre ? Bon.

Ensuite, t'enchaînes avec une petite scène de ménage explosive dont la mèche a été allumée par l'étincelle d'une histoire merdique du genre qui sera le premier à prendre sa douche, étincelle évidemment montée en épingle jusqu'à se transformer en véritable brasier ; ben ouais, en même temps, un couple qui s'aime plus, c'est comme un volcan qui dort, ou plutôt c'est comme un fauve en cage, faut pas trop titiller la bestiole... Surtout que moi, le matin, je suis du style faut pas me parler tant que j'ai pas bu mon thé (grrrrr... sinon je mords !), et je jurerai que ce crétin prend un malin plaisir à m'asticoter au réveil. Et heureusement, Babou avait dormi chez ma mère... Donc, épuisé(e) dès le matin, tu finis par aller te doucher, et direction l'ANPE pour un atelier formation. Bon.

Tu passes plus de trois heures dans une pièce avec deux autres personnes, un autre client comme toi, et le prof. Le mec te fait tout un speech et vu qu'on est que deux, au lieu de répondre précisément à nos questions qu'on en finisse, faut quand même qu'il te récite son cours et qu'il te fasse ses petits schémas au tableau, qu'il t'explique le fonctionnement de tout le système de formations rémunérées, des organismes de financement, et des actions de l'ANPE (des ateliers d'information où on te balance tellement d'infos d'un coup que finalement on t'embrouille plus qu'autre chose, et des bilans de compétences mais ah non, en fait ça, ça dépend plus d'eux... et ben je suis contente d'être venue pour apprendre ça). Résultat des courses : 3h30, 1 info essentielle, 1 truc bon à savoir, et des tonnes de hors-sujet. Bon.

Enfin sortie, tu prends le bus direction chez ta mère parce qu'elle doit t'emmener acheter des pompes pour ta gosse. Nota Bene : en fait on devait y aller quelques jours avant, mais elle a annulé sous prétexte de devoir aller chez le médecin pour ce qu'elle pensait être une infection urinaire ; finalement, elle n'est pas allée chez le toubib et elle s'est miraculeusement rétablie. Bref, donc t'arrives chez ta mère, ta fille est en train de manger, et ta mère t'annonce qu'elle a pas encore eu le temps de se laver. Tu la connais, tu sais qu'habituellement, le temps qu'elle fume son kéké d'avant sa douche, qu'elle prenne sa douche, qu'elle se pomponne, qu'elle fume son kéké d'après la douche et qu'elle boive son petit café d'avant de partir, il se passe facile au moins une heure. Il est déjà 13h, et c'est pas tout ça, mais faut que tu sois rentrée pour son biberon de 16h, d'autant plus que t'en as pas de prêt d'avance. Alors, tu dis comme ça à ta mère : "on y va pas à quatre heures, hein...", et là, elle te sort sur un ton hargneux "rôôôô, commence pas à me stresser, hein !" ; vu que ça fait déjà plusieurs fois qu'elle t'en sort des vertes et des pas mûres depuis quelques temps et que t'es trop naze pour discuter, tu lâches "bon, ben, on ira un autre jour !"

Ensuite, tu te barres avec ta mouflette dans la poussette, ton sac à toi avec ta petite panoplie d'étudiante modèle (puisque t'avais cette foutue réunion le matin), donc un sac d'un volume conséquent quand même, et le sac à langer blindé puisque t'avais mis tout le nécessaire pour la nuit. En partant, tu rumines et tu te dis que t'façon, va bien falloir que tu y ailles, acheter des pompes à ta gosse, parce que les siennes, elles commencent à être vraiment trop petites. Pas encore le trop petit où elle rentre plus dedans mais le trop petit où elle a les orteils tout recroquevillés, ce qui vaut vraiment pas mieux. Donc tu t'arrêtes à l'arrêt de bus suivant et comme tu vois rouge, pauvre inconscient(e), tu t'embarques dans la périlleuse aventure d'aller au centre commercial en bus avec tout ton barda. Le bus arrive. Tu montes avec peine, la poussette est vachement large, obligée de manoeuvrer, et heureusement, une nana t'aide. Bon.

Une petite demi-heure plus tard, t'arrives au centre commercial, tu vas au magasin de pompes, la vendeuse mesure le pied de la gamine, tu choisis des pompes, on lui essaie, on lui laisse aux pieds, la vendeuse remballe les anciennes dans la boîte, et quand, au moment de payer, tu sors ton chéquier, la nana te dit qu'ils prennent pas les chèques... En liquide, il te manque 10 euros... La carte bleue, c'est Jules (ou Juliette) qui l'a... toi, t'as juste une carte de retrait La Poste, et bien sûr, alors qu'il y a eu un distrib La Poste pendant des années dans ce foutu centre commercial de mes quatre, ben maintenant, y'en a plus... Là, tu commences à retenir une furieuse envie de hurler. Mais tu déglutis, tu prends encore sur toi, tu souris à la dadame et tu dis : "bon, ben, tant pis alors, je repasserai". Tu sors de la boutique avec les yeux embués. Bon.

Lessivé(e) tu prends le chemin du retour, tu t'assois à l'arrêt de bus et t'attends. Quelques minutes plus tard, le bus arrive et fait descendre les gens à deux mètres de l'arrêt. Donc, t'y vas et t'engages les roues de ta poussette dans le passage. Le conducteur te demande d'abord si c'est bien ce bus-là que tu veux prendre... Nan, nan, connard, je prends des bus au hasard, c'est parce que je kiffe me balader en bus avec ma poussette et chargée comme un baudet à travers la banlieue... Ensuite, il te dit en désignant l'arrêt : "je vais m'arrêter juste là, hein..." Conciliante et disciplinée (pour une fois !), tu ressors tes roues avant du passage ; il te dit "enfin, bon, c'est pas grave, allez-y, mais si vous l'aviez attendu là-haut"... A l'autre arrêt en haut des marches (une bonne vingtaine, de marches) ?! Avec ma poussette ?!

Bref, tu cherches même pas et tu réengages tes roues avant ; et puis tu galères pour essayer de faire passer les roues arrières, mais définitivement, elles passeront pas... C'est pas le même bus qu'à l'aller, puisque tu l'as pris près de chez ta mère et que là, tu rentres chez toi, et le passage est plus étroit. Tu galères, je sais pas, moi, peut-être cinq minutes, mais cinq minutes avec une tête de con qui te regarde avec un air abruti et hautain derrière son volant, et personne qui bougerait son cul pour te filer un coup de mains, ben c'est long, surtout qu'à manoeuvrer une poussette qui pèse déjà son poids avec 10 kilos de gosse dedans, auxquels vient s'ajouter le poids du sac avec vêtements, doudous, biberons, couches, et j'en passe, ben t'attrapes une bonne suée.

T'es crevé(e), t'en as marre, t'as trop chaud, tu stresses parce que l'heure du biberon approche et que t'es à une demi-heure en transports de chez toi, t'es vénère, et tu baisses les bras. Tu dis au conducteur que ça passe pas et tu ressors ta demi-poussette de l'entrée du bus. L'autre trouduc lève les yeux au ciel et repart. Toi, tu reprends ta poussette, tu fais quelques pas, en direction de ce foutu escalier, justement, et puis arrivé(e) là, tu t'assois en bas des marches avec ta poussette à côté, et là, tu pleures. Mais bon, il faut bien que tu rentres. Alors tu te reprends et tu commences à marcher.

T'arrives à l'arrêt suivant où un autre bus de la même ligne s'est arrêté. Y'a qu'un mec dedans, à part le conducteur. Alors le choix qui s'offre à toi c'est rentrer à pieds en au moins une heure de marche surtout que tu connais pas la route ou bien tenter une deuxième fois l'expérience humiliation-transpiration-renonciation. Et là, dans cette journée de merde 100% pur jus, enfin, une trêve. Le mec dans le bus, qui a l'air d'être un pote du conducteur, il est trop sympa, il t'aide, il t'ouvre la porte du milieu quand il voit que ça passe pas devant, et comme ça passe pas non plus derrière (Eve et Le Coach, on arrête de se tordre de rire ! et toi aussi, Girlybutsexy !) il tient ta môme pendant que tu plies ta poussette, il te monte la poussette pliée dans le bus, il te l'accroche à la rambarde du milieu, il te tape vite fait la discut', il a cinq gosses (un courageux !), tu t'assois avec Babou sur les genoux, et le bus démarre.

Trajet tranquille, le gars papote avec le conducteur, et au moment de descendre, tu sais pas trop comment tu vas t'y prendre pour ressortir à la fois ta poussette pliée, ton sac à langer, ton sac à main, et accessoirement, ta gamine, tout ça en même temps avec seulement deux bras, mais t'oses pas trop demander au gars qui, décidément vraiment gentil, se précipite pour t'aider quand il te voit t'apprêter à descendre. Et te voilà enfin rendue à bon port, même si la journée n'est pas finie puisqu'après tout ça, ta môme va te piquer une crise dans la soirée parce qu'elle est trop fatiguée et sur les nerfs, et en consultant ton compte sur le net, t'apprendras qu'avec le découvert que tu te trimballes, même une fois le salaire de Jules (ou Juliette) et tes assedic passés, tu vas devoir faire le mois avec 300 euros... Sunny, faudrait penser sérieusement à t'inscrire au yoga. Inspire, expire, inspiiiiire, exxxxpiiiiiiiiiire...

Edit : et spéciale dédicace à Eve, et puis comme ça, blogpotàouam, pour une fois, tu peux choisir ta bande son... Alors, j'suis pas archi-méga-hyper-sympa comme nana ?...

Posté par Sunny Clainville à 23:34 - ça m'vénère - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2008

je le connais pas, moi, ce valentin

Maintenant qu'elle est passée, cette foutue fête, je peux le dire, je suis d'accord avec Eve et La Peste, et je m'en balance de cette Saint-Valentin de merde, de cette sale pompe à fric. Je te vois venir, tu penses que je dis ça parce que j'ai pas eu de cadeau, de dîner aux chandelles, et de partie de bête à deux dos endiablée. Et tu veux que je te dise ? Mais si, mais si, tu veux, mais tu le sais pas encore. Ben, c'est vrai, j'ai rien eu de tout ça. Et tu sais quoi ? Ben je m'en tamponne comme de l'an 40 (en même temps, je sais pas s'il s'est passé quelque chose qui mérite qu'on s'en tamponne pas, en l'an 40), parce que moi, la Saint-Valentin, ben ça me gonfle, je trouve que ça craint, voilà, c'est la vraie vérité authentiquement véritable. Ceci dit, je précise tout de suite que moi, j'aime pas ça, j'aime pas les coeurs, j'aime pas le chocolat, j'aime pas l'eau-de-rose ; mais loin de moi l'idée de blâmer ou de critiquer toutes celles qui aiment ça, je comprends très bien qu'on puisse apprécier ce genre de trucs ; on a le droit d'être une vraie fille, et même on peut très bien être une vraie fille et pas être la moitié d'une conne. Donc, ce qui va suivre, c'est une opinion personnelle, et ça n'engage que moi. Et Eve. Et La Peste. Et toutes celles qui pensent comme nous.

La Saint-Valentin, je l'ai jamais fêtée. Tu commences à me connaître, blogpotàouam, tu sais que j'aime bien rien faire comme tout le monde. Donc, logiquement, avoir ma fête d'amoureux en même temps que tout le monde, pour moi, c'est tout simplement inconcevable. Déjà, quand j'ai connu le Geek (je t'ai déjà dit que j'avais 17 ans, donc ça date), le 14 février, ça faisait deux semaines qu'on sortait ensemble (ben quoi ?! c'est comme ça qu'on disait, à l'époque), et il m'a dit qu'il voulait me faire un cadeau mais qu'il l'avait pas encore trouvé (oui, oui, bon, cherche pas, c'est du Geek tout craché, ça, façon plus ou moins élégante de me dire "je viens de réaliser que c'est la Saint-Valentin, que t'es une fille, et que ptèt' que tu vas être vexée si je t'offre rien"). Et moi je lui ai dit que je voulais pas de cadeau, parce que j'en avais (et j'en ai toujours) strictement rien à foutre de cette fête à la con, et que je préférais nettement fêter notre anniversaire à nous, parce que c'était ça, notre fête d'amoureux.

Les années suivantes, c'est donc le 31 janvier qu'on avait notre dîner romantique, enfin, bon, disons qu'on était romantiquement torchés, quoi. Bon, bien sûr, les 12 années passées, c'était moi qui m'occupais d'organiser tout ça, le resto, où on va, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on boit, le champ' et le pétard au retour, etc. Et oui, exceptionnellement, ce jour-là, je partageais un pétard avec le Geek (parce que d'habitude, je me fais des joints persos, mais ça aussi, tu le sais déjà). Je faisais même l'effort de m'habiller comme une fille, les fringues un peu sexy, les talons, la lingerie en dentelle, les bijoux, le maquillage et tout et tout et tout... Quoi ? Meu non, je tombais pas sur la tête au réveil, mais bon, mes chromosomes disent que je suis une nana, faut bien que ça se voie, des fois, quand même.

Bon, je m'étends pas sur toutes les fois où Môssieur zappait l'événement et où il s'apprêtait à se tirer chez un pote parce que tu-comprends-c'est-la-champion's-league-c'est-un-match-vachement-important-oui-mais-chéri-tu-sais-quel-jour-on-est-... ah merde ! Sans déc', qu'est-ce que j'en ai à branler, moi, de la champion's league mes couilles ?! Heureusement, entre le match pétaouchnokcity-babelouedville et le string en dentelle, son choix était vite fait. Que les hommes sont faibles ! Ce qui l'empêchait pas, une fois au resto, de surveiller ses textos pour se tenir au courant des résultats... Goujat ! Mais passons...

Donc, depuis 13 ans, je mets un point d'honneur à ne pas fêter la Saint-Valentin, puisque j'aime pas ça, que c'est rien qu'un prétexte au matraquage commercial, que moi, je suis plutôt saucisson et frometogom que chocolats et caramels, que les bouquets de roses, ça me fait ni chaud ni froid, que j'aime pas les Mon Chéri ni les restos coincés du cul où on te laisse pas ta bouteille sur la table et où on te sert des demi-verres, et que t'façon, je suis qu'une rebelle insociable et excentrique qui a cru au prince charmant beaucoup trop longtemps. Et puis notre anniversaire, cette année, je m'en suis pas occupée puisqu'on s'aime plus, et de toute façon, je savais bien qu'il y penserait pas. Je commence à le connaître, le bonhomme. Et bingo ! Il y a pas pensé, et j'ai passé ma soirée du 31 janvier à faire je sais même plus quoi, tellement je m'en cogne, aujourd'hui, de cette date.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors, que tu te dis dans ta caboche... Et ben nan !!! Parce que figure-toi qu'après 12 ans sans fêter la Saint-Valentin, le Geek, il s'amène comme ça un soir, et il me sort : "pour la Saint-Valentin, on pourrait laisser Babou aux grands-parents et se faire un resto"... T'y crois pas ? Ben, moi non plus, à vrai dire ; quand j'ai entendu ça, j'ai cru que j'étais endormie. "Pourquoi faire ?", que je lui ai rétorqué d'un ton sec et distrait (en même temps, j'étais occupée sur le net, faut pas déconner). Ben ouais, je suis comme ça, moi, j'aime pas les ronds-de-jambe, sauf s'il s'agit vraiment de danse, et pas de procédure sociale. Et puis, tu connais mon sentiment vis-à-vis de mon couple, et t'en fais pas, le Geek aussi, il le connaît, mais bref. Tu sais ce qu'il m'a répondu ? Tu vas le savoir : "ben, je viens de te le dire, c'est pour la Saint-Valentin".........

L'a vraiment rien pigé, ou bien l'a perdu son cerveau en cours de route, ou alors c'est ptèt' moi qui ai loupé des épisodes, j'ai ptèt' développé une double personnalité, et ptèt' que mon alter ego lui a ptèt' dit que finalement, j'aimerais bien fêter la Saint-Valentin... Le mystère reste entier, je crois que je saurai jamais ce qui lui est passé par le crâne ce jour-là, mais je laisse tomber, ça m'intéresse même pas. Treize ans qu'il sait que je déteste cette fête à deux balles, treize ans qu'il se préoccupe pas non plus d'organiser notre anniversaire, ni même la moindre soirée en amoureux sans occasion spéciale, d'ailleurs, et, cerise sur le gâteau, des mois qu'on ne fait plus que cohabiter et qu'on dort même plus ensemble, et l'autre, il me balance ça comme ça, sans prévenir. Mais, absorbée comme je l'étais par ce que je lisais (ou comme je faisais semblant de l'être pour éviter d'avoir à me prononcer sur cette soudaine envie de soirée en tête-à-tête), j'ai pas donné suite. Tu notes quand même que ça l'a pas perturbé plus que ça, il s'est collé devant la téloche et roule ma poule !

Et tu sais quand ça lui est revenu en mémoire ? Le 14 février au soir. En rentrant du taf, à 21 h, il me dit : "rôôô, zut alors, on a oublié de faire garder Babou (oui, parce que lui, il veut bien penser, mais après c'est à moi d'organiser ; c'est bien connu, l'homme propose, la femme dispose... et s'y colle ; ah, ça, l'homme, il en a plein, des idées, mais pas beaucoup de suite dedans et une capacité limitée à relier les idées et l'action), ben on sort pas ce soir, alors".....................

Ben nan, j'ai pas organisé le baby-sitting grand-parental parce que je savais bien que toi, t'organiserais pas le resto (pis essaie de te pointer au resto le soir de la Saint-Valentin sans avoir réservé, que je me marre), et puis parce que se regarder dans le blanc des yeux, avoir une conversation dont le sujet ne soit pas Babou et qui dure plus d'un quart d'heure, se bécoter en essayant de pas penser au ridicule de la situation puisqu'on est plus amoureux, tout ça, c'est vraiment le dernier truc dont j'aie envie, mon petit père. C'est vrai, quoi, déjà que je trouve ça craignos, la Saint-Valentin, même quand je suis amoureuse, alors quand on l'est pas, tu peux me dire, toi, blogpotàouam, à quoi ça rime ?

Alors, moi, j'ai qu'une chose à dire : ouf ! Je te raconte pas à quoi j'ai échappé. Mais bon, quand même, je m'interroge ; je me demande où il a été chercher une idée pareille. Et franchement, je vois que deux choses possibles : les couilles pleines et une tendinite à chaque poignet. Du coup, je sais pas comment il s'est démerdé, mais je vais te dire un truc : c'est pas mon problème. Ca, c'est sûr que pour les histoires de mécanique et de vidange, je suis une vraie fille, je m'y intéresse pas tant que j'ai pas un bénéfice à en tirer.

Posté par Sunny Clainville à 01:26 - et la tendresse, bordel ! - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »